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(Dimanche 7 juin)

Trinité sainte, introduis-nous toujours plus profondément
dans ton bouleversant mystère d’amour,
donne-nous l’intuition d’en saisir la vitalité, d’en percevoir la profondeur,
la puissance et d’en goûter dès ici-bas les prémices.
Trinité sainte, ne désespère pas de nous, ni de la place parfois encore bien vide
qui est la nôtre à la table de l’amour divin.
Garde grande ouverte la place de chacun, jusqu’au choix ultime.
Trinité sainte, envoie sur le monde ta grâce trinitaire
et qu’à ton image, l’homme se comprenne d’abord
comme un être de relation, de service et d’amour au bénéfice de son prochain.
Patrick Laudet, diacre, Lyon, La Croix, 5 juin 2020

Homélie de la Sainte Trinité. Dimanche 7 juin 2020.

(Dimanche 31 mai)

Confions-nous à l’Esprit Saint, il illuminera nos cœurs !

« Les églises de Maine-et-Loire reprennent une vie presque habituelle pour la Pentecôte. Comme les apôtres, cette fête nous invite à sortir de nos peurs, à dépasser nos oppositions. Pour quoi ? Pour annoncer le Christ dans l’humilité, la joie mais avec audace !
Nous sommes dans le souffle de la Pentecôte et de l’accueil de l’Esprit Saint. Sans la présence de l’Esprit Saint, l’Église ne pourrait pas vivre et ne pourrait accomplir la tâche que Jésus ressuscité lui a confiée : « Allez, de toutes les nations faites des disciples. » Il est toujours nécessaire de nous redire ce qu’exprimait l’exhortation du pape Paul VI : « L’Esprit Saint est celui qui, aujourd’hui comme aux débuts de l’Église, agit en chaque évangélisateur qui se laisse posséder et conduire par lui et met dans sa bouche les mots que seul il ne pourrait trouver. » Alors, confions-nous à l’Esprit Saint ! Il nous rendra capables de vivre notre foi et d’en témoigner. Il illuminera le cœur de ceux que nous rencontrons. »
+ Mgr Emmanuel Delmas, évêque d’Angers
Extrait du message de notre évêque à retrouver sur le site : https://www.diocese49.org

Confions-nous à l’Esprit Saint, il illuminera nos cœurs !

(Samedi 30 mai)

Demander l’Esprit Saint au Père par Jésus, son fils

« Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi votre joie sera parfaite .  » Jn 16, 23b-24
Je me suis posé une question : est-ce que je m’adresse au Père au nom de Jésus, en son nom ? Je me suis dit : pas souvent ! Car J’aime m’adresser séparément au Père, au Fils, au Saint Esprit et j’aime reprendre cette prière d’une bénédictine recluse de Bethléem qui disait tout au long de ses journées : « Abba, Yeshoua, Ruah » - « Papa, Jésus, Esprit ». Mais m’adresser au Père au nom de Jésus ?
Pourtant, j’ai pensé à la conclusion des oraisons de nos eucharisties, nous disons souvent : « Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur ». Oui, finalement dans chaque eucharistie, nous prions souvent au nom de Jésus, « par Lui avec Lui et en lui ».
Prier en son nom c’est beaucoup plus qu’une formule disait le cardinal Ratzinger, futur pape Benoît XVI. Jésus dit à Thomas : « Personne ne va vers le Père sans passer par moi. » Jean 14,6. Prier le Père en son nom, c’est passer par Jésus, passer par cette intimité si personnelle du Fils avec son Père. Notre prière se joint à la sienne et la sienne se fait la nôtre.
Soyons dans la présence de Jésus : demandons l’Esprit Saint au Père par Jésus, son Fils.
P. Emmanuel
Abba Père, au nom de Jésus ton Fils,
répands ton Esprit Saint dans nos cœurs, dans nos vies et sur notre monde.

Demander l’Esprit Saint au Père par Jésus, son fils

(Vendredi 29 mai)

Que vienne l’Esprit Saint sur notre monde

Prière du pape François pour entrer dans l’Année Laudato Si’
Dieu bien-aimé, Créateur du ciel, de la terre et de tout ce qui s’y trouve. Ouvre nos esprits et touche nos cœurs, pour que nous puissions faire partie de la création, de ton don. Sois présent auprès des personnes dans le besoin en ces temps difficiles, en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables.
Aide-nous à faire preuve d’une solidarité créative dans la gestion des conséquences de cette pandémie mondiale. Rends-nous courageux pour embrasser les changements qui s’annoncent à la recherche du bien commun.
Aujourd’hui plus que jamais, nous pouvons tous sentir que nous sommes interconnectés et interdépendants. Fais que nous puissions écouter et répondre au cri de la terre et au cri des pauvres. Puissent les souffrances actuelles être les douleurs de l’accouchement** d’un monde plus fraternel et plus durable. Sous le regard aimant de Marie, auxiliatrice, nous te prions par le Christ notre Seigneur.
Amen.
Pape François
* https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2020-05/laudato-si-encyclique-annee-speciale-2020-2021-environnement.html
** « Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps. » Romains 8, 22-23.

Prière du pape François pour entrer dans l’Année Laudato Si’

(Jeudi 28 mai)

Prière de saint Silouane l’Athonite, grand saint de l’Eglise orthodoxe russe (*)

Seigneur, envoie sur nous ton Esprit Saint,
car on ne te connaît, toi, et tout ce qui est à toi,
que par le Saint-Esprit que tu as donné au commencement à Adam,
puis aux saints prophètes et ensuite aux chrétiens.

Seigneur, fais connaître à tous les peuples ton amour et la douceur du Saint-Esprit, pour que les hommes oublient la douleur de la terre,
qu’ils abandonnent tout mal et s’attachent à toi avec amour,
et qu’ils puissent vivre en paix, accomplissant pour ta Gloire ta sainte volonté.

Ô Seigneur, daigne-nous accorder les dons du Saint-Esprit,
afin que nous connaissions ta Gloire
et que nous vivions sur terre dans la paix et dans l’amour,
afin qu’il n’y ait ni haine, ni guerre, ni ennemis, mais que seul règne l’amour.
Ainsi on n’aura plus besoin ni d’armées, ni de prisons,
et, pour tous, il sera facile de vivre sur terre.
Seigneur, écoute ma prière,
fais que tous les peuples de la terre te connaissent par la Saint-Esprit.

(*) Saint Silouane l’Athonite, né à Chovsk (Russie) en 1866, moine du monastère russe Saint-Pantéleimon du Mont-Athos, mort à l’Athos le 24 Septembre 1938.

Envoie sur nous ton Esprit Saint

(Mercredi 27 mai)

Un chapelet avec les mystères des grands moments du Saint-Esprit

Puisque nous sommes en mai, ce mois traditionnellement consacré à la Vierge, je vous propose une prière particulière qui nous permettra à nous aussi d’être « avec Marie au Cénacle dans l’attente du Saint-Esprit ». C’est un chapelet dans lequel, avec les « mystères », nous évoquons les grands moments où le Saint-Esprit a été présent dans l’histoire du salut et avec les dizaines de Réjouis-toi Marie, nous demandons, par l’intercession de la Vierge, la grâce de faire l’expérience de ses fruits en nous. Je propose quelques énonciations possibles des mystères :
1. Dans le premier mystère, nous contemplons le Saint-Esprit dans l’œuvre de la création.
« Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. » (Gn 1, 1-2)
Nous demandons à l’Esprit Saint qui, au début du monde, sépara la lumière des ténèbres, les eaux de la terre, et transforma le chaos en cosmos, de répéter ce miracle dans le monde d’aujourd’hui, dans l’Église et dans notre âme, faisant l’unité là où il y a la discorde, la lumière là où il y a les ténèbres, créant en nous « un cœur nouveau ». (Notre Père, dix Réjouis-Toi et Gloire au Père, comme d’habitude).

2. Dans le deuxième mystère, nous contemplons le Saint-Esprit dans la révélation.
« C’est portés par l’Esprit Saint que des hommes [les prophètes] ont parlé de la part de Dieu. » (2 P 1, 21)
Nous demandons au Saint-Esprit « l’intelligence de la Parole de Dieu ». Inspirées par Dieu, les Écritures respirent maintenant Dieu, le « transpirent ». Nous demandons de pouvoir percevoir dans la Parole de Dieu sa volonté vivante à notre égard dans toutes les circonstances de la vie. Nous demandons, à l’image de Marie, de savoir « accueillir et méditer dans notre cœur » toutes les paroles de Dieu.

3. Dans le troisième mystère, nous contemplons le Saint-Esprit dans l’incarnation.
« Marie dit à l’ange : "Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ?" L’ange lui répondit : "L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu". » (Lc 1, 34-35)
Nous aussi, nous nous demandons trop souvent face à une épreuve ou quelque chose de nouveau que Dieu requiert de nous : « Comment cela se fera-t-il ? Je ne connais pas d’homme », je n’ai pas la capacité en moi, je n’aurai pas la force ... La réponse de Dieu est toujours la même : « Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous. » (Ac 1, 8) Demandons au Saint-Esprit, comme il a formé l’humanité du dans le sein de la Vierge Marie et par elle, l’a donnée au monde, qu’il forme en nous le Christ et nous donne la force de l’annoncer à nos frères.
4. Dans le quatrième mystère, nous contemplons le Saint-Esprit dans la vie de Jésus
« Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe. » (Lc 3, 21-22)
« L’Esprit du Seigneur est sur moi ; c’est pour cela qu’il m’a consacré avec une onction et m’a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres. » (Lc 4, 18)
Au baptême, Jésus a été oint comme roi, prophète et prêtre. En lui, on recueille le Saint-Esprit comme un parfum dans un vase d’albâtre (saint Ignace d’Antioche) et en lui, l’Esprit Saint « s’est habitué à vivre parmi les hommes » (saint Irénée). Sur la croix, le vase d’albâtre de son humanité a été brisé et le parfum de son Esprit s’est répandu sur le monde. Par l’intercession de Marie, demandons un renouveau de l’onction prophétique, royale et sacerdotale que nous avons reçue à notre baptême. Demandons-lui de nous aider à briser le vase en verre qui constitue notre humanité et notre « moi » pour que nous puissions être « la bonne odeur du Christ » dans le monde.
5. Dans le cinquième mystère, nous contemplons le Saint-Esprit dans la vie de l’Église.
« Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. » (Ac 2, 3-4)
La promesse faite par Jésus avant de monter au ciel s’accomplit : « Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. » (Ac 1, 5) Depuis ce jour, tout dans l’Église vit et reçoit sa force du Saint-Esprit : les sacrements, la Parole, les institutions. « L’Esprit Saint est, pour le corps du Christ qu’est l’Eglise, ce que l’âme est pour le corps humain » (saint Augustin). Demandons que, par l’intercession de la Vierge Mère, beaucoup s’ouvrent aujourd’hui pour recevoir la grâce renouvelante du baptême dans l’Esprit. Faisons suivre le chapelet de l’Esprit par une litanie de l’Esprit. Souvenons-nous d’un titre de l’Esprit Saint : Esprit de sainteté, Esprit de paix, Esprit de joie, Esprit d’humilité, Esprit de réconciliation, Esprit du Christ, etc. Et si nous sommes plusieurs à prier, chacun peut prononcer le titre qui lui tient à cœur, et tous ensemble répondront : « Descends sur nous ! »
P. Raniero Cantalamessa
Extrait de Avec Marie au cénacle dans l’attente du Saint-Esprit
Charis / Catholic Charismatic Renewal International Service

Un chapelet avec les mystères des grands moments du Saint-Esprit

(Mardi 26 mai)

Messes de Pentecôte, horaires et inscriptions

Nous aurons la joie de nous retrouver tous ensemble pour les messes de la Pentecôte ! Ce sera l’occasion d’une bonne communion paroissiale et nous pouvons vraiment nous encourager à venir à ces célébrations.
Cinq messes sont prévues pour respecter les règles de distanciation  :

  • à Saint-Léonard : samedi à 18 heures et dimanche à 9h45 ;
  • à Sainte-Madeleine : samedi à 19 heures et dimanche à 11h15 et 19 heures.

Quelques consignes :

  • Pour la sécurité de tous, merci de venir avec votre masque et votre gel hydroalcoolique  ;
  • Merci de porter une attention toute particulière au respect des horaires et d’arriver en avance : 10 minutes avant la messe, les places des personnes inscrites ne seront plus garanties.

Pour une meilleure organisation et pour ne pas perdre de place dans les églises, les inscriptions sont obligatoires. Le lien pour s’inscrire est le suivant : https://app.rendezvousalamesse.fr/49000-angers-paroisse-saint-jean-paul-ii-angers

Dans la mesure du possible et pour nous permettre une meilleure gestion des inscriptions, merci de ne pas attendre le dernier moment pour vous inscrire ! Si le choix d’une des messes n’apparaît plus, c’est qu’elle est déjà complète.

Pour les personnes qui, par prudence pour elles-mêmes ou pour les autres paroissiens, jugent préférable de ne pas se déplacer, la messe de 9h45 à Saint-Léonard sera retransmise sur la chaîne YouTube de la paroisse, comme tous les dimanches depuis le début du confinement. Voir le lien : https://stjeanpaul2.diocese49.org/messes-de-sjp2-en-direct

Dans la joie de nous retrouver ce week-end pour recevoir l’Esprit Saint.
P. Emmanuel et l’EAP, (Equipe d’animation paroissiale).

Pour les autres informations de la semaine, cliquer ici

Messes de Pentecôte et autres informations de la semaine

(Samedi 23 mai - 2/2)
Le gouvernement a donné hier son autorisation pour la reprise de cérémonies religieuses dès ce samedi 23 mai.
Toutefois, compte tenu de ce délai très court, la paroisse Saint-Jean-Paul II n’est pas en mesure de mettre en place dès ce week-end toutes les mesures sanitaires qui s’imposent pour accueillir plus de 130 personnes par office à Saint-Léonard et à Sainte-Madeleine.
Nous nous organisons pour que les messes reprennent pour la Pentecôte. Il y en aura cinq dans le week-end avec inscription préalable sur Internet.
Les messes de semaine à Saint-Léonard et à Sainte-Madeleine reprendront dès cette semaine aux horaires habituels dans les églises au grand autel. Merci de venir avec le masque et si possible son gel hydro-alcoolique.
Comme depuis le début du confinement, la messe de dimanche 23 mai sera donc retransmise sur Internet à 10h30, mais également celle de Pentecôte pour les personnes qui, par prudence pour elles-mêmes ou pour les autres paroissiens, jugent préférable de ne pas se déplacer. Voir le lien sur : https://stjeanpaul2.diocese49.org/messes-de-sjp2-en-direct
Père Emmanuel Daublain

Viens Esprit saint, vent de Dieu !

« Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient, ni où il va.
Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Jésus à Nicodème, Jean 3, 8
Le Souffle
Le Souffle a l’air de faire partie du monde et d’être partout chez lui,
lui qui est le chez-soi de Dieu.
Il sait hurler toute une nuit le long des clôtures
pour démoraliser les gardes ou inquiéter les consciences,
mais il joue sans malice avec un orphelin derrière le lavoir
et il fait des confidences au vieillard sous les feuillages d’octobre,
puis déploie les ténèbres.
Ou bien il jette les neiges sur le monde
et elles attendront son haleine pour fondre au bord des routes.
Jean Grosjean, Extrait du recueil Les Parvis, éd. Gallimard.

Ci-dessous en PDF la version imprimable et la prière à l’Esprit-Saint.

Dimanche 24 mai. Prière à l’Esprit Saint

(Samedi 23 mai - 1/2)

Marie au Cénacle comme « La marraine de l’Eglise »

Dans les Actes des Apôtres, après avoir choisi les noms des onze Apôtres, l’auteur poursuit en ces termes : « Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères. » (Ac 1, 14) Nous devons tout d’abord débarrasser le terrain d’une fausse impression. Au Cénacle, comme au Calvaire, on mentionne la présence de Marie avec quelques femmes. On dirait donc qu’elle est là comme l’une d’elles, ni plus ni moins. Mais ici aussi, la qualification de « mère de Jésus », qui suit la mention de son nom, change tout et place Marie à un niveau complètement différent, qui est non seulement supérieur à celui des autres femmes, mais également à celui des Apôtres. Qu’est-ce que cela signifie, que Marie est là en tant que mère de Jésus ? Que le Saint-Esprit qui va venir est « l’Esprit de son Fils » ! Entre elle et le Saint-Esprit existe un lien objectif et indestructible qui est Jésus lui-même qu’ils ont engendré ensemble. De Jésus, dans le Credo, il est dit qu’il a été « conçu du Saint-Esprit, [il] est né de la Vierge Marie ». Marie n’est donc pas au Cénacle simplement comme une autre femme, même si à l’extérieur rien ne la distingue des autres, et qu’elle ne fait rien pour se distinguer des autres. Marie qui, au pied de la croix, nous est apparue comme Mère de l’Église, nous apparaît ici au Cénacle comme sa marraine. Une marraine forte et confiante. La marraine, pour pouvoir remplir sa fonction, doit avoir déjà, de son côté, reçu le baptême. Et c’est bien le cas de Marie : une baptisée par l’Esprit qui tient aujourd’hui l’Église dans ses bras pour son baptême dans l’Esprit. Marie, qui nous est présentée dans les Actes comme persévérante dans la prière dans l’attente du Saint-Esprit, est la même que l’évangéliste Luc nous présente, au début de son Évangile, comme celle sur laquelle le Saint-Esprit est descendu.
Certains éléments suggèrent un parallèle étroit entre la venue du Saint-Esprit sur Marie à l’Annonciation et sa venue sur l’Église à la Pentecôte, parallèle, soit voulu par l’évangéliste, soit dû à la correspondance objective entre les deux situations. Le Saint-Esprit est promis à Marie comme « la puissance du Très-Haut », qui « descendra » sur elle (cf. Lc 1,35) ; il est également promis aux Apôtres comme une « puissance » qui « descendra » sur eux « d’en haut » (cf. Lc 24, 49 ; Ac 2, 8). Une fois qu’elle a reçu le Saint-Esprit, Marie se met à proclamer (megalynei), dans un langage inspiré, les grandes œuvres (megala) accomplies en elle par le Seigneur (cf. Lc 1, 46.49) ; de même les Apôtres, après avoir reçu le Saint-Esprit, se mettent à proclamer les grandes œuvres (megaleia) de Dieu dans différentes langues (cf. Ac 2, 11). Le Concile Vatican II rapproche également les deux événements, lorsqu’il dit qu’au Cénacle, « Marie appelait elle aussi de ses prières le don de l’Esprit qui, à l’Annonciation, l’avait déjà elle-même prise sous son ombre. » « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre » (Lc 1, 35). Tous ceux à qui Marie est envoyée, après cette descente du Saint-Esprit, sont à leur tour touchés ou émus par le Saint-Esprit (cf. Lc 1, 41 ; 2, 27). C’est certainement la présence de Jésus qui rayonne l’Esprit, mais Jésus est en Marie et agit à travers elle. Elle apparaît comme l’arche ou le temple de l’Esprit, comme le suggère également l’image de la nuée qui l’a couverte de son ombre. En fait, cela rappelle la nuée lumineuse qui, dans l’Ancien Testament, était le signe de la présence de Dieu ou de sa venue dans la tente (cf. Ex 13, 22 ; 19, 16).

P. Raniero Cantalamessa O.F.M Cap.
Extrait de Avec Marie au Cénacle dans l’attente du Saint-Esprit
Charis / Catholic Charismatic Renewal International Service
http://www.charis.international/upload_kcfinder/files/FRC_MAY_FR.pdf

Marie au Cénacle comme « La marraine de l’Eglise »

(Vendredi 22 mai)

« Ma meilleure défense, c’est encore l’esprit de joie »

« ... et cette joie, nul ne vous la ravira. »
de l’évangile du jour (Jean 16,20-23)

Saint François d’Assise affirmait :
« Contre toutes les machinations et les ruses de l’ennemi, ma meilleure défense c’est encore l’esprit de joie. Le diable n’est jamais si content que lorsqu’il a pu ravir à un serviteur de Dieu la joie de son âme. Il a toujours une réserve de poussière qu’il souffle dans la conscience par quelque soupirail, afin de rendre opaque ce qui est pur ; mais dans un cœur gonflé de joie, c’est en vain qu’il essaie d’introduire son poison mortel. Les démons ne peuvent rien contre un serviteur du Christ qu’ils trouvent plein de sainte allégresse ; tandis qu’une âme chagrine, morose et déprimée se laisse facilement submerger par la tristesse ou accaparer par de faux plaisirs. »
Voilà pourquoi lui-même s’efforçait de garder toujours le cœur joyeux, de conserver cette huile d’allégresse dont son âme avait reçu l’onction (Ps 44,8). Il avait grand soin d’éviter la tristesse, la pire des maladies, et quand il sentait qu’elle commençait à filtrer dans son âme, il avait aussitôt recours à la prière.
« Au premier trouble, disait-il, le serviteur de Dieu doit se lever, se mettre en prière et demeurer face au Père tant que ce dernier ne lui aura pas fait retrouver la joie de celui qui est sauvé » (Ps 50,14).
Thomas de Celano, Vita Secunda de saint François, § 125

Ma meilleure défense, c’est encore l’esprit de joie

(Jeudi 21 mai)

Ascension : Simon, un disciple, raconte

J’ai reçu un texte sur l’Ascension d’une paroissienne* de ma première paroisse dans la région parisienne. Il est beau, plein de fraîcheur. Je vous en partage un extrait.
Père Emmanuel
Simon, un disciple, raconte…
Le quarantième jour, il nous a fait sortir du Cénacle. Il nous a emmenés au mont des Oliviers, là où il avait accepté de se laisser arrêter. En fait, on est allé jusqu’à Béthanie. Là, il nous a tous regardés, les uns après les autres. Il nous a bénis… Et nous avons vu comme un nuage doré qui l’enveloppait, peut-être cette nuée qui est signe de la présence de Dieu ; et il a disparu à nos yeux. Mais ce n’est pas vraiment cela. Il n’a pas été enlevé comme le prophète Elie ; il s’est séparé de nous, comme un enfant se sépare du ventre de sa mère quand le temps de la naissance est venu. C’est un peu comme si pendant ce temps passé avec nous, il nous avait pétris et re-pétris par sa parole et par sa présence, qu’il nous avait nourris, et que là, nous étions sortis du four...
C’est difficile à exprimer, mais nous étions vraiment prêts à ce qu’il se sépare de nous pour toujours, pour que nous devenions ses témoins. C’était à nous de devenir Lui, et pour cela il nous a promis la force de l’Esprit qui ferait de nous ses témoins.
Seulement, parce que nous sommes des humains, une partie en nous était triste, triste ; et nous regardions le ciel qui avait repris son aspect habituel. Alors nous avons tous vu et entendu la voix de deux êtres qui nous ont remis les pieds sur terre, nous qui nous avions la tête dans les nuages... Ils nous ont dit de ne pas rester là à bailler aux corneilles : que le Seigneur reviendrait dans sa Gloire.
Cela nous a changés. Il nous avait promis de nous donner son Esprit ; alors au lieu de rester entre nous dans cette salle que nous aimons, parce qu’il y a vécu avec nous, nous avons repris le chemin du Temple et de la prière. Nous n’avons plus peur, nous sommes juste dans l’attente de ce Feu d’Amour qu’il nous a promis.

*Catherine Lestang.
https://giboulee.blogspot.com/2020/05/il-fut-enleve-leurs-yeux-il-se-separa.html

Ascension : Simon, un disciple, raconte

(Mercredi 20 mai)

Centenaire de la naissance de saint Jean-Paul II (suite)

Dans son homélie de la messe célébrée lundi 18 mai pour le centenaire de la naissance de saint Jean-Paul II, le pape François a retenu trois traits de ressemblance avec le Bon Pasteur : la prière, la proximité avec le peuple, l’amour de la justice.

  • Jean-Paul II « priait, il priait beaucoup », et malgré un emploi du temps chargé, il trouvait beaucoup de temps pour la prière. « Il savait bien que le premier devoir d’un évêque est la prière »  ;
  • Jean-Paul II était aussi un « homme de proximité. » « Ce n’était pas un homme séparé de son peuple », en témoignent ses voyages apostoliques dans le monde entier « pour trouver son peuple. » « La proximité est l’un des traits de Dieu avec son peuple », il nous a « donné l’exemple de cette proximité avec les grands et les petits, avec ceux qui sont proches et ceux qui sont loin, [il était] toujours proche, il se faisait proche »  ;
  • Enfin le pape Wojtyla montrait aussi un « amour de la justice », « un homme qui voulait la justice sociale, la justice des peuples, la justice qui chasse les guerres… », « mais la justice pleine ». « Il était donc l’homme de la miséricorde, car miséricorde et justice vont ensemble. » On ne trouve pas l’une sans l’autre.

« Pensons à tout ce que saint Jean-Paul II a fait pour que les gens comprennent la miséricorde de Dieu. » « Pensons combien il a promu la dévotion à sainte Faustine », apôtre de la miséricorde divine. « Il avait senti que la justice de Dieu avait ce visage de miséricorde. » Il s’agit d’un « don qu’il nous a laissé : la justice-miséricorde et la miséricorde juste. »
« Prions-le aujourd’hui, a conclu le Saint-Père, pour qu’il nous donne à tous, spécialement aux pasteurs de l’Église, mais à tous, la grâce de la prière, la grâce de la proximité, et la grâce de la justice-miséricorde et de la miséricorde-justice. »

Prière, proximité avec le peuple, amour de la justice. Homélie du pape François.

(Mardi 19 mai)

Interdiction de réunion dans les lieux de culte bientôt levée

Le 18 mai, le Conseil d’Etat a ordonné au gouvernement de lever l’interdiction de réunion dans les lieux de culte en raison de son « caractère disproportionné. » La décision devra intervenir « dans un délai de huit jours. »
Un espoir de pouvoir célébrer les messes de Pentecôte pour tous.
Prions encore !!!
Père Emmanuel

(Dimanche 17 mai)

Fêter le centenaire de la naissance de saint Jean-Paul II, patron de notre paroisse

Nous sommes invités à nous préparer à fêter demain lundi 18 mai, le centenaire de la naissance de saint Jean-Paul II, patron de la paroisse : Karol Wojtyla est né le 18 mai 1920.
Juste un rappel des origines de saint Jean-Paul II pour nous dire qu’il est vraiment bon de le prier dans notre période troublée de pandémie mondiale.
En ce mois de Marie, nous pouvons reprendre son acte de consécration à Notre Dame de Fatima, (voir ci-dessous).

  • Karol Wojtyla naît à Wadowice le 18 mai 1920, second fils d’un père militaire et d’une mère institutrice. Deux ans plus tôt, la Pologne recouvrait l’indépendance politique perdue à la fin du XVIIIème siècle.
  • Karol Wojtyla a été marqué dans sa jeunesse par la disparition de tous ses proches. Il est âgé de 9 ans quand sa mère décède. Quelques années plus tard, son frère aîné meurt prématurément. Puis le père meurt en 1941.
  • Ces épreuves familiales ont pris place dans un contexte historique difficile. Karol Wojtyla a partagé le sort d’une Pologne particulièrement atteinte par les drames du XXe siècle. En 1939, la Pologne perd à nouveau son autonomie avec sa partition entre l’Allemagne nazie et l’URSS. Après la guerre, elle connaîtra le totalitarisme communiste jusqu’en 1989.

« Acte de consécration à Notre-Dame de Fatima ». Pape Jean-Paul II au sanctuaire de Fatima le 13 mai 1982, extraits*)

« Sous l’abri de ta Miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu ! Ne rejette pas nos prières alors que nous sommes dans l’épreuve ! Ne les rejette pas ! Accepte notre humble confiance et notre offrande !
Sois saluée, Toi qui T’es entièrement unie à la consécration rédemptrice de ton Fils !
Mère de l’Église ! Enseigne au peuple de Dieu les chemins de la foi, de l’espérance, et de la charité ! Aide-nous à vivre avec toute la vérité de la consécration du Christ pour toute la famine humaine du monde contemporain !
En Te confiant, ô Mère, le monde, tous les hommes et tous les peuples, nous Te confions aussi la consécration même pour le monde et nous la mettons dans ton Cœur maternel.
Ô Cœur immaculé ! Aide-nous à vaincre la menace du mal qui s’enracine si facilement dans le cœur des hommes d’aujourd’hui et qui, avec ses effets incommensurables pèse sur notre époque et semble fermer les voies vers l’avenir !
De la faim et de la guerre, délivre-nous !
De la guerre nucléaire, d’une autodestruction incalculable, de toutes les sortes de guerre, délivre-nous !
Des péchés contre la vie de l’homme depuis ses premiers moments, délivre-nous ! De la haine et de la dégradation de la dignité des fils de Dieu, délivre-nous !
De tous les genres d’injustices dans la vie sociale, nationale et internationale, délivre-nous !
De la facilité avec laquelle on piétine les Commandements de Dieu, délivre-nous !
De la tentative d’enterrer dans les cœurs humains la Vérité même de Dieu, délivre-nous !
Des péchés contre l’Esprit-Saint, délivre-nous ! Délivre-nous !
Accueille, ô Mère du Christ, ce cri chargé de la souffrance de tous les hommes ! Chargé de la souffrance de sociétés entières !
Que se révèle encore une fois dans l’histoire du monde la puissance infinie de l’Amour miséricordieux !
Qu’il arrête le mal !
Qu’il transforme les consciences !
Que dans ton Cœur immaculé se manifeste pour tous la Lumière de l’Espérance ! »

* Texte complet : https://www.paris.catholique.fr/priere-de-confiance-et-de-10295.html

Dimanche 17 mai et anniversaire naissance saint Jean Paul II

(Samedi 16 mai)

Vie plus sobre et solidarités

Nous allons vers des temps difficiles pour beaucoup : chômage, précarité, risques de faillites pour les artisans, commerçants, entreprises petites et moyennes… Que pouvons-nous faire ?
La réflexion d’une paroissienne nous a paru pertinente : que faire quand le temps de confinement fut plutôt un temps d’économies ?
N’hésitons pas à prier pour nous laisser conduire dans la voie d’une plus grande solidarité.
P. Emmanuel et l’équipe du presbytère.

Témoignage : « Vie plus sobre et solidarités »

« Pendant ce temps de confinement, certains parmi nous ont fait des économies : moins de trajets, moins de tentations d’achat, moins de sorties… une vie plus simple.
Que faire de ce pécule inattendu ?
Prendre le temps de la réflexion.
Puis-je relancer l’économie de proximité, créer de la solidarité ?
Chercher, se renseigner, parcourir mon quartier, être à l’écoute, rencontrer des artisans, des petites sociétés et créer des liens, découvrir leur métier et les aider à passer ce cap, au lieu d’aller dans une grande surface.
Innover, par exemple :

  • Commander un repas au restaurant voisin, qui reste fermé mais propose des plats à emporter, et inviter un ami pour partager ce repas chez moi ;
  • Acheter des fleurs pour aider la reprise de ce commerce ;
  • Repérer les petits maraîchers ;
  • Ou autres initiatives…

A long terme, changer d’habitudes, de mentalité pour petit à petit, avec le même budget, avoir une vie plus sobre mais plus riche en relations et solidarités. »
M.E.

Vie plus sobre et solidarités. Texte à imprimer

(Vendredi 15 mai)

Les deux bébés jumeaux

Dans le ventre d’une femme enceinte, se trouvaient deux bébés jumeaux. Le 1er demande à l’autre :
– Et toi, tu crois vraiment qu’il y a une vie après la naissance ?
– Oui, bien sûr. C’est évident qu’il y a quelque chose après la naissance. Pour le moment, nous sommes sans doute ici juste pour nous préparer à ce que nous serons plus tard.
– Balivernes ! Il n’y a pas de vie après la naissance. Et à quoi ressemblerait cette vie-là vraiment ?
– Je ne sais pas exactement, mais il y aura à coup sûr davantage de lumière qu’ici. Peut-être qu’on marchera avec nos pieds et qu’on mangera avec notre bouche.
– N’importe quoi ! Marcher est impossible. Et manger avec la bouche ? C’est totalement ridicule ! C’est le cordon ombilical qui nous nourrit. Écoute-moi, c’est impossible qu’il y ait une vie après la naissance. Le cordon ombilical est très court.
– Vraiment, je suis sûr qu’il y a quelque chose. Tout sera simplement un peu différent de ce à quoi nous sommes habitués ici.
– Mais personne n’est jamais revenu d’ici après la naissance. Après l’accouchement, la vie est finie. Et qu’est-ce que la vie en fin de compte ? La vie n’est rien de plus que l’angoisse prolongée dans le noir.
– Eh bien, je ne sais pas exactement comment sera notre vie après la naissance, mais une chose est sûre, nous verrons maman et elle prendra soin de nous.
– Maman ? Tu y crois, à maman ? Et où est-elle censée être ?
– Où ? Mais elle est partout, autour de nous ! C’est en elle et grâce à elle que nous vivons.
Et sans elle tout ceci n’existerait pas. Nous ne serions pas là.
– Je n’en crois rien ! Je n’ai jamais vu aucune maman.
Et donc pour moi, c’est évident qu’elle n’existe pas !
– Eh bien, parfois lorsque tout est silencieux, on peut entendre quand elle chante. On peut sentir quand elle caresse notre monde. Sache-le, je suis certain que seulement alors la vraie vie nous attend et que, maintenant, nous sommes seulement en train de nous y préparer.

Les deux bébés jumeaux. Vendredi 15 mai 2020.

(Jeudi 14 mai)

Mois de mai, mois de Marie

En ces jours de déconfinement, si différents selon chacun et chacune, nous pouvons prendre du temps avec Marie, femme de Nazareth.
Demandons à l’Esprit Saint de la contempler dans la vérité et la simplicité de sa vie au village pour y trouver paix, force et joie pour nous-mêmes dans notre quotidien.

  • Regardons Marie dans ses gestes de mère : le soin qu’elle a porté à son enfant qui grandissait. L’éducation qu’elle et Joseph lui ont donnée, éducation à la vie, au service et au travail, à la louange du Seigneur et à l’écoute de la Parole.
    Que la mère de Jésus soit encore aujourd’hui notre propre mère spirituelle !
    Réjouis-toi Marie comblée de grâce…
  • Contemplons les gestes quotidiens de sa vie, le soin de sa maison, sans doute le travail dans un potager familial -tomates et oignons…-, ou d’autres travaux vécus en communauté : la vigne, les oliviers, la moisson… Marie unie à Dieu en toutes choses.
    Que je vive le quotidien à sa manière !
    Réjouis-toi Marie comblée de grâce…
  • Contemplons Marie dans ces relations, ces liens de voisinage, de famille, d’amitié. Son regard de bienveillance. Ses paroles vraies. Pensons aux regards que certains ont pu porter sur cette jeune femme enceinte avant son mariage. Mais sans doute aussi, les regards de paix sur cette jeune femme si pure et simple.
    Qu’elle intercède pour que son Fils nous garde dans l’amour humble du prochain
    Réjouis-toi Marie comblée de grâce…
  • … Et bien sûr sa vie de prière, son Magnificat continué. Comment elle gardait toutes choses en (l’oratoire de) son cœur, comme il est dit après la visite des bergers (Luc 1, 19) ou l’épisode de Jésus au temple (Luc 2, 51) et sans doute dans tant d’autres circonstances.
    Que nous ayons comme elle la grâce de l’intériorité.
    Réjouis-toi Marie comblée de grâce…
    Bonne prière !
    Mois de mai, mois de Marie

    (Mardi 13 mai)

Le déconfinement à la lumière de l’enseignement social de l’église

Nous avons vécu des semaines de confinement, nous avons vécu Pâques au sein de notre petite Eglise domestique qu’est notre famille ou seul ou encore au service de nos frères malades, âgés ou exclus. Avec pour d’autres, le travail ou le télétravail avec la recherche d’équilibre : vie personnelle, de famille, vie professionnelle.
Ce temps arrive partiellement à sa fin. Qu’en avons-nous gardé ? Qu’avons-nous vécu qui nous permette de vivre une vraie métanoïa (une transformation profonde, une conversion durable du cœur) ? Qu’est ce qui ne sera plus comme avant parce que, dans ce temps, le Seigneur est venu nous visiter et Il nous a invités. Il est venu au « cénacle » de notre confinement et Il nous a dit, par la voix de notre saint patron Jean-Paul II « Ouvrez grand les portes au Rédempteur ». Alors, les apôtres, et nous avec, sortons de notre cénacle, ils ont vaincu leur peur, la peur du mal, la peur des autres, la peur du monde malade.
Qu’allons-nous faire ? Notre appartenance au peuple de Dieu nous oblige à nous inscrire dans l’histoire sainte de notre peuple que nous continuons d’écrire par ce que nous sommes, par l’envoi du Seigneur qui vient nous chercher dans le cénacle de nos confinements pour ouvrir les portes au Rédempteur. L’enseignement social de l’église peut nous guider pour vivre notre métanoïa par ces 6 principes :

1-Le respect de la dignité humaine : La question de son respect a été au cœur du confinement nous avons vu combien tous n’ont pas pu vivre dans des conditions suffisantes, matérielles et morales pour que leur dignité d’homme et de femme soit respectée : mourir avec dignité, ne pas subir la violence au sein du huis clos familial, etc. Était-ce mon voisin ? Était-ce mon prochain ? Cela m’amène à m’interroger sur qui est mon prochain, sur qui sera mon prochain ? Serai-je le bon samaritain de mon frère ? Aurai-je désormais ses yeux, son cœur, sa disponibilité, sa charité ?

2-Le bien commun : La recherche du bien commun a été au cœur de ce confinement et nous a propulsé bien au-delà des frontières de nos familles, de nos paroisses, de nos villes, de nos départements, de notre pays. Nos interrogations face à la pandémie nous a fait chaque matin nous préoccuper de la santé de la « maison commune ». Vais-je perdre cette préoccupation avec l’éloignement souhaité de cette maladie qui n’a épargné personne ? Faut-il que ce soit la lutte contre le mal qui nous unisse ou bien la mobilisation pour le bien commun de la « maison commune » ? Quelle va être désormais ma mobilisation ? Comment vais-je continuer cette mobilisation en pensée et en acte ?

3-La subsidiarité : (Confier à la responsabilité de ce qui peut être fait au plus petit niveau de l’autorité compétente pour résoudre un problème). De quelle autorité peut-on parler au sortir du confinement ? De quelle responsabilité et dans quel endroit s’exerce –t-elle ? Le confinement ne nous a-t-il pas réinscrit dans un univers bien modeste, celui de notre famille, celui de notre quartier, celui de notre paroisse ? Quelle est ma part dans cet univers ? Sur cette espace, est-ce que je prends ma part de responsabilité, ma responsabilité de chrétien, cette élection par le Père ? C’est lui qui m’a « choisi et établi » (Jean 15,16), mais établi pour quoi ? Est-ce que je vais sortir du confinement comme j’y suis entré ou vais-je prendre conscience que j’appartiens à ce peuple de Dieu, sur ce territoire-là, dans ce temps précis et que le Seigneur m’y a choisi et établi ?

4-La participation : (Chaque homme, chaque femme a le droit de contribuer à la vie culturelle, économique, sociale et politique de la communauté civile à laquelle il appartient). Le confinement nous a ouvert une parenthèse de vie pendant laquelle le pays avance selon une loi d’urgence avec des décisions qui sont liées à la capacité des peuples à se responsabiliser face à un mal qui l’attaque. Avons-nous part de manière ordinaire à la construction de cette vie civile par une contribution active ? Est-ce que je me sentais avant ce temps (ou pendant ce temps) de confinement interpelé par ma participation à cette vie économique, culturelle, sociale, politique ? Ai-je pris conscience que je peux y être appelé avec les talents qui sont les miens ? La parabole des talents résonne-t-elle en moi ?

5-La destination universelle des biens, sa juste répartition et (6-) la solidarité : (La Terre et tout ce qu’elle contient sont destinées à l’usage des hommes et des femmes mais ils doivent affluer entre les mains de tous selon une règle de justice et de solidarité). Ce confinement a mis en lumière bien des inégalités en ce domaine face à la sécurité des personnes sans-abris par exemple, à ceux qui ont dû se confiner dans des conditions très précaires ou /et faire face à la déscolarisation de leurs enfants sans ressources matérielles, informatiques, morales, intellectuelles pour la pallier, ou encore perdre les moyens de subsistance habituels… Beaucoup vont être dans le besoin. Une récession économique nous guette. La paroisse n’est-elle que le lieu de culte du dimanche ou est-elle le territoire où toutes les âmes qui vivent bénéficient de l’amour gratuit, attentionné de leur frère, de l’amour qui est celui du Christ lui-même ? Qu’allons-nous faire ? Que vais-je faire ? Mes biens pendant le confinement ont-ils crû ou décrû ? Ai-je les moyens pour le nécessaire ou pour le superflu ? Puis-je partager ? Pouvons-nous collectivement organiser sur le territoire où nous avons été choisis et établis (notre paroisse) participer à un élan de solidarité organisé qui peut répondre à l’urgence immédiate de ceux qui souffrent de cet état d’urgence ? Pouvons-nous faire, solidairement, que cet élan devienne un élan durable ?

Il nous appartient semble-t-il dans ce temps de Grâce qu’est le temps pascal d’accueillir la Grâce du Rédempteur personnellement et entre frères et sœurs puis d’ouvrir les portes pour que ces grâces diffusent et rayonnent de notre charité. Le pape François dans son homélie de la messe à la chapelle Sainte-Marthe à Rome le 30 avril dernier nous invitait à « Témoigner de notre vie chrétienne et prier le Père pour qu’Il puisse attirer les personnes vers Jésus ». Voilà un vrai programme de déconfinement.
Thierry, de la paroisse

Le déconfinement à la lumière l’enseignement social de l’Eglise

(Dimanche 10 mai)

Le déconfinement

Il est difficile de dire un mot sur le déconfinement à venir tellement notre expérience de ces semaines passées a pu être différente :

  • épreuve de solitude ou de suractivité (avec le travail -le télétravail- et le suivi de la scolarité des enfants) ;
  • épreuve de maladie ou de dépression ; épreuve familiale avec des êtres chers et/ou souffrants et parfois décédés seuls au loin ;
  • épreuve des ressources financières qui s’épuisent ;
  • épreuve des relations quand on est les uns sur les autres dans un lieu vraiment confiné ; épreuve de révélation de nos mesquineries, de vérité de nos amours, de nos affections.
    Ou…
  • temps béni avec des conditions favorables : de la place, un jardin… toute la famille réunie ;
  • temps favorable à une vie intérieure et à la prière ;
  • temps consacré au partage, à la réflexion et aux lectures, au jogging, au bricolage…
  • et du temps libre, gratuit… si rare.

Expérience aussi d’un mélange d’un peu tout cela.
Que dire sinon de se porter les uns les autres devant le Seigneur.
Un mot commun me venait pourtant à l’esprit celui de sobriété heureuse (Pierre Rabhi), un appel qui nous est fait à tous pour ce temps de retour à la vie ordinaire, un appel à œuvrer à un monde où ne domine plus l’argent, la consommation ou le paraître : un appel repris par le pape François qui nous exhorte à la sobriété qui peut bien nous aider à vivre les jours à venir.
Bon temps de déconfinement dans la sobriété, la prudence et la joie !
Père Emmanuel et l’équipe du presbytère

Pape François, La sobriété, Laudato Si, §223-224

« La sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice. Ce n’est pas moins de vie, ce n’est pas une basse intensité de vie mais tout le contraire ; car, en réalité ceux qui jouissent plus et vivent mieux chaque moment, sont ceux qui cessent de picorer ici et là en cherchant toujours ce qu’ils n’ont pas, et qui font l’expérience de ce qu’est valoriser chaque personne et chaque chose, en apprenant à entrer en contact et en sachant jouir des choses les plus simples. Ils ont ainsi moins de besoins insatisfaits, et sont moins fatigués et moins tourmentés. On peut vivre intensément avec peu, surtout quand on est capable d’apprécier d’autres plaisirs et qu’on trouve satisfaction dans les rencontres fraternelles, dans le service, dans le déploiement de ses charismes, dans la musique et l’art, dans le contact avec la nature, dans la prière. Le bonheur requiert de savoir limiter certains besoins qui nous abrutissent, en nous rendant ainsi disponibles aux multiples possibilités qu’offre la vie. »

5ème dimanche de Pâques. Texte à imprimer.

(Samedi 9 mai)

Deux propositions pour se préparer à Pentecôte

A écouter : Un topo du père Sylvain (10 minutes)

« Glorifiez Dieu dans votre corps. » 1 Cor 6, 20
https://www.youtube.com/watch?v=L6VPcRuFA3A

Se préparer à Pentecôte avec CHARIS international

« À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères. » Actes 1,13-14
Le mouvement international francophone dans l’unité des chrétiens, nommé Pentecôte2020enLive qui vient d’être lancé propose de vivre tous ensemble cette Pentecôte qui arrive à grands pas. Ce mouvement international francophone est soutenu par CHARIS (Catholic Charismatic Renewal International Service) créé à la demande du pape François).
AU PROGRAMME :
Cinq lundis soir de formation en Live sur le thème de l’Esprit Saint avec des intervenants francophones de renommée internationale et cela, dans l’unité des chrétiens. Chaque Live durera 45 min (louange, enseignement de 25 min, invocation à l’Esprit Saint tous ensemble).
Heure de début des Lives : 20h30 (heure de France soit UTC+2)
Diffusion sur la chaîne youtube du projet : youtube.com/unis-en-christ
• Lundi 4 mai : Accueille les Fruits de l’Esprit (Denise Bergeron – CHARIS Canada) à réentendre ;
• Lundi 11 mai : Vis à l’Ecoute de l’Esprit (Etienne Vanhoutte, prédicateur laïc protestant) ;
• Lundi 18 mai : Déploie les 7 Dons de l’Esprit (Intervenant surprise) ;
• Lundi 25 mai : Message du père Cantalamessa (prédicateur Maison pontificale Vatican) ;
• Exerce les Charismes de l’Esprit (Père Etienne Vetö, docteur en Théologie)
• Lundi 1er juin (lundi de Pentecôte) : Témoigne dans la Puissance de l’Esprit (Mgr Macaire, archevêque Martinique).
et
VEILLÉE de PENTECÔTE MONDIALE en LIVE, dans l’unité des chrétiens, organisée par CHARIS international le samedi 30 mai à 22 heures . Les infos sur www.charis.international/fr/pentecote-2020/

Se préparer à Pentecôte

(Vendredi 8 mai)

Équipes Notre-Dame : une démarche de prière pour la nuit du 8 au 9 mai

Ctrl + Clic pour suivre le lien :
Avant la période du dé-confinement qui va être si délicat, les Intercesseurs Équipes Notre-Dame vont vivre une nuit de prière du 8 au 9 mai. Chacun est invité à se joindre à cette démarche inédite de 22 heures à 8 heures.
Concrètement, pour me sentir moins seul là où je suis et pour faire communauté, deux temps symboliques sont proposés pour ouvrir et clore la veillée à 22 heures et à 8 heures. Ensuite :
1. Choisir le créneau qui me convient ;
2. Allumer une bougie, puis lire la prière des Intercesseurs (en pièce jointe) ;
3. Dire un Notre-Père et chanter un Je vous salue Marie ;
4. Prier aux intentions que j’ai dans le cœur, mais aussi à ces intentions communes :

  • les couples et les familles qui connaissent la maladie, le deuil, la peur de l’avenir, la précarité ; les couples et les familles qui connaissent l’éloignement, les discordes, la tristesse ;
  • pour les prêtres qui célèbrent la messe, privée de leur communauté.
  • pour tous les hommes, femmes, enfants, couples, prêtres, religieux et religieuses de notre monde...

Qu’est-ce que la prière d’intercession ? La prière d’intercession est un acte de confiance en Dieu et en même temps une expression d’amour du prochain.
Elle exprime un engagement fraternel envers les autres quand, grâce à elle, nous sommes capables d’intégrer la vie des autres, leurs plus pressantes angoisses et leurs plus grands rêves.
************
Accueillons cette proposition en communion de prière avec les Équipes Notre-Dame (END) dont plusieurs membres sont paroissiens.
P. Emmanuel

Prière des Intercesseurs


L’intercession par Jean Lafrance

(Jeudi 7 mai)

Le confinement à la lumière de l’Exil biblique (2)

Deuxième partie : Un peuple nouveau, un cœur nouveau, un esprit nouveau
Le travail de la Parole
C’est un miracle : la Parole de Dieu va trouver une place centrale dans la vie du peuple en exil à Babylone. Les scribes exilés proches des milieux prophétiques et des membres du clergé vont lire, relire l’histoire ancienne du peuple et se souvenir de la présence active de Dieu : « Tu te souviendras qu’au pays d’Égypte tu étais esclave, et que le Seigneur ton Dieu t’a fait sortir de là d’une main forte et le bras étendu… » (Deutéronome 5,15). Cette mémoire vive de l’alliance va être source de textes visant l’essentiel : l’amour de Dieu et la réponse de l’homme : « ÉCOUTE, Israël ! Le Seigneur notre Dieu est le Seigneur UN. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, tout ton être, de toute ta force… » (Dt 6, 4-5).
Ce retour sur l’essentiel ne nous est-il pas favorisé par le confinement. J’ai entendu plusieurs partager : « Nous vivons vraiment cette période comme un temps de retraite spirituelle » ; « J’ai retrouvé la prière personnelle » ; « Le goût de la Parole » ; « Le sens du silence ». Dieu parle quand on lui laisse de l’espace dans nos cœurs !

Le sens de la Communauté
Le temple, la maison où habite la divinité à qui on offre des sacrifices n’est plus. Au cœur de l’exil, va naître le fondement de la synagogue : on se retrouve ensemble pour lire, prier, partager et interpréter la Parole.
Pendant ce temps de confinement nos églises sont vides… peu visitées quand elles sont ouvertes… mais combien de familles, de colocataires se sont retrouvés pour prier le soir, célébrer - parfois devant l’écran -, formant une petite communauté, une église domestique (= une église de maison en latin : domus)… Nos grandes assemblées se sont disséminées. Certains - après la messe en direct -, ont partagé un dialogue autour de la Parole de Dieu qui s’est poursuivi à table. Des questions appelant d’autres partages : sur la vie, le pourquoi, le sens de cette pandémie… Des paroles humaines qui se mêlent à la Parole de Dieu. Des fraternités, des services, mouvements et communautés se sont retrouvés régulièrement via Skype ou visioconférence… pour prier et partager. C’est ainsi offrir au Seigneur et se partager mutuellement « les paroles de nos lèvres » comme le dit le prophète Osée. « Au lieu de taureaux, nous t’offrons en sacrifice les paroles de nos lèvres » (14, 3).

Un Cœur et un Esprit nouveau
Un changement profond s’opère dans l’épreuve de l’Exil, une prise de conscience : le Dieu qui habitait le temple de Jérusalem est aussi le Dieu de l’homme au cœur brisé et à l’esprit humilié… Isaïe l’a prophétisé : « Ainsi parle le Seigneur : Le ciel est mon trône, et la terre, l’escabeau de mes pieds… Celui que je regarde, c’est le pauvre, celui qui a l’esprit abattu et tremble à ma parole (Is 66, 1-2). Dieu se révèle au cœur, centre intime de la personne, source secrète de la Vie Divine. Car la Gloire de Dieu a quitté le Temple ; elle ‘‘s’est déportée’’ pour rejoindre le peuple en déportation (vision d’Ezéchiel 10, 18-22 et 11, 22-25).
Dans le confinement, n’avons-nous pas vécu des prises de conscience de nos pauvretés, des moments de brisement intérieur. N’avons-nous pas vécu des jours où le confinement nous exposait soit à une proximité éprouvante des proches du matin au soir (comme un couple qui se retrouve à la retraite…) soit une solitude douloureuse. C’est dans ces moments qu’on peut offrir au Seigneur « notre cœur brisé, notre esprit humilié ». Et que sourde cette vie nouvelle annoncée par le prophète : « Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair » (Ezéchiel 36, 26).
Qu’il est bon d’entendre cette promesse de ‘‘la Vie dans l’Esprit’’ à l’approche de la Pentecôte.

L’ouverture au monde
Il y aurait tant de choses à dire encore*… Etonnamment, l’Exil à Babylone ne provoquera pas un repli identitaire - une grande tentation de nos jours -, mais une ouverture sur le monde : c’est à Babylone que sera composé le premier récit de la création : la ‘‘terre et le ciel’’ nés de la Parole et débarrassés de toutes Divinités païennes. Une vision ou avant la chute tout est originellement bon, ‘‘très bon’’ (en particulier le couple humain, Genèse 1,31). Une vison de la terre et du ciel comme Temple, ‘‘lieu de la rencontre’’ de Dieu et des hommes.
Allons-nous penser notre monde autrement que comme une globalisation marchande et financière aux pieds d’argile ? Mais, avec les hommes de la Bible, le contempler comme le Temple de la Présence Divine. Nourris de cette vision, saurons-nous inventer une autre manière de vivre la grande solidarité humaine mondiale, la fraternité universelle dans le respect des autonomies ? A nous la parole…
Père Emmanuel.
* A lire deux livres de franciscains : Marie-Abdon Santaner, De l’exode à l’exil, Desclée de Brouwer, 1992. Eloi Leclerc, Le peuple de Dieu dans la nuit, Desclée de Brouwer, 2003.

Un peuple nouveau, un cœur nouveau, un esprit nouveau

(Mercredi 6 mai)

Pendant le mois de mai, mois de Marie, confions-nous à notre Mère du ciel

« Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur » , Elisabeth à Marie (Luc 1, 45).
Marie, Mère des croyants, intercède auprès de ton Fils, que je puisse l’écouter, connaître la volonté du Père et croire à l’accomplissement de sa Parole. Que grandisse ma confiance en Lui sur tel ou tel point que je peux nommer…

Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! » Le Magnificat (Luc 1, 46-47).
Marie, intercède auprès de ton fils, que je puisse rester dans la louange au cœur de ces temps difficiles.
Que je puisse nommer les occasions de gratitude envers le Seigneur : nommer telle ou telle rencontre, tel ou tel événement.

En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » , Jésus à 12 ans au temple, Lc 2, 48.
Marie, de la Sainte famille, il est écrit que toi et Joseph vous ne comprirent pas la parole de ton Fils « …Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? ». Intercède auprès de ton Fils quand nous ne comprenons pas le sens de ce nous pouvons vivre dans ce temps de tourment de la pandémie mondiale.
En particulier, que je puisse nommer telle ou telle situation qui me paraît obscure, sans espoir.

Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction et toi, ton âme sera traversée d’un glaive », la Présentation au temple, Luc 2,34-35
Marie, notre Dame de compassion, tu as vécu la passion de ton Fils au pied de la Croix, je te demande d’intercéder pour nous et pour tous ceux qui autour de nous souffrent de la maladie, de deuil, de solitude, de dépression ou d’épreuves diverses. Je peux nommer telle ou telle personne.

Terminer par un ou plusieurs Je vous salue Marie/Réjouis-toi Marie et un Notre Père.
Bonne journée
L’équipe du presbytère.

Prière à Marie. Texte à imprimer

(Mardi 5 mai)

Le confinement à la lumière de l’Exil biblique (1)

Première partie : l’Epreuve de la perte
L’exil qui a suivi la prise de Jérusalem en 587 av. JC puis sa destruction par Nabuchodonosor, va durer une cinquantaine d’années. Ce temps fut pour le Peuple de Dieu, l’épreuve la plus radicale de son histoire, la traversée d’une nuit sombre : il a tout perdu, tout ce qui faisait sa vie : la Terre promise, le Roi, le Temple et ses Prêtres, tous les signes de son identité, de sa joie de vivre et plus encore de son élection par le SEIGNEUR. C’est le temps des larmes…
« Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de Sion ; aux saules des alentours nous avions pendu nos harpes. C’est là que nos vainqueurs nous demandèrent des chansons, et nos bourreaux, des airs joyeux : « Chantez-nous, disaient-ils, quelque chant de Sion. » Comment chanterions-nous un chant du Seigneur sur une terre étrangère ? Si je t’oublie, Jérusalem, que ma main droite m’oublie ! » Ps 136 (137), v1-5.
L’exil est une déportation : il a fallu marcher jusqu’à « Babel »« Babylone misérable » (id. v 8), mais sur place, ce ne sera pas un camp de concentration, c’est d’abord le travail des champs et du bâtiment ; puis beaucoup de déportés se font embaucher selon leurs compétences par les artisans ou les commerçants du pays ; certains se font une place dans l’administration. La vie s’organise en quartier par origine des uns et des autres.
Mais cela ne suffit pas. C’est l’épreuve du non-sens qui les fait souffrir. Où est le Dieu Libérateur de l’esclavage ? Où est le Donateur de la terre promise ? Où est le Dieu qui entend nos prières ? Il n’est plus possible de lui rendre un culte, d’offrir des sacrifices…
« Je regarde la terre, et voici : c’est un chaos ; le ciel : il a perdu sa lumière » Jérémie 4, 23.
Et nous ? Dans ce confinement imposée par la pandémie nous perdons les repères habituelles de nos vies, les relations qui nous font vivre, le travail pour beaucoup (ou nous vivons un « sur travail » pour d’autres ce qui est une autre perte de sens…). Et puis tout simplement, la perte du contact des corps, des embrassades, des câlins des enfants, des petits-enfants. Comme une perte d’humanité. Jusqu’aux visites des êtres aimés vivant trop loin pour aller les retrouver ou qu’on ne peut visiter en maison de retraite ou en Ephad. Et que dire ce ces morts – qui sont partis souvent dans la solitude –, et qu’on n’a pu honorer comme on le voulait ?
Et pour nous chrétiens : la perte de la vie en église, la rencontre dominicale, les sacrements, l’Eucharistie, le pardon sacramentel… Et aussi les baptêmes, mariages, premières communions programmés remis à plus tard…
Quel sens donner à tout cela ? Dieu n’est pas un Dieu qui punirait l’humanité et pourtant ce temps révèle bien des erreurs, des idolâtries : de la consommation, de la croissance… du non-respect de la création.
Notre société à une vulnérabilité que la pandémie du Covid19 révèle : oserons-nous ouvrir les yeux ?
Nous peinons à intégrer ce que le pape François nous a dit dans son encyclique Laudato Si : « Tout est lié, tout est donné, tout est fragile ».
« Tout est lié » : la crise est sociale, économique, politique, écologique… et spirituelle. Nous ne savons pas penser et agir dans l’interdépendance de toutes ces dimensions.
« Tout est donné ». Dans notre monde tout nous semble dû… L’ingratitude et la non-gratuité nous conduisent à des appropriations individuelles, communautaristes ou nationales : loin d’une fraternité humaine car de l’humanité nous ne savons plus qui est le Père.
« Tout est fragile ». Nous ne sommes pas invulnérables, tout puissants… Notre espèce vivante « dominante, est devenue selon la loi de la nature, le meilleur « véhicule de transmission pour un pathogène (le virus) » et notre « monde mondialisé » s’écroule !
Et Dieu se tait… Où es-tu ? « Pourquoi, Seigneur, es-tu si loin ? Pourquoi te cacher aux jours d’angoisse ? » (Psaume 9b, 1). Mais quand Dieu se tait c’est qu’Il veut parler aux hommes en un lieu où ils ne l’attendent pas… Au plus profond du cœur. Dieu dit de son Peuple-Épouse : « Je vais la séduire, je vais l’entraîner jusqu’au désert, et je lui parlerai cœur à cœur » Osée 2,16.
Père Emmanuel
(1) A suivre dans une deuxième partie : Un peuple nouveau, un cœur nouveau, un esprit nouveau.

Confinement et Exil biblique

Dimanche de prière pour les vocations

(Dimanche 3 mai : suivre la messe en direct)
L’Eglise nous invite ce dimanche à prier pour les vocations : les vocations, pas seulement le sacerdoce ordonné ou la vie consacrée mais comme l’écrit notre pape François aussi le mariage et autres appels… Au fond, il n’y a qu’une seule et unique vocation humaine : la vocation à la sainteté sous des formes différentes… Plus nous aurons de « saints couples, de saintes familles, de saints célibataires », plus nous aurons de « saints prêtres, religieux, religieuses ». Plus nous auront de « saints prêtres, religieux, religieuses » plus nous aurons de « saints couples, de saintes familles et saints célibataires ».
Prions pour toutes nos vocations à la sainteté.
Et merci Seigneur de m’avoir appelé (en latin : vocare) par le sacerdoce au service de ton peuple !
Père Emmanuel
Pour la quête de ce dimanche cliquer ou copier le lien : https://stjeanpaul2.diocese49.org/quete-et-offrandes-pour-la-paroisse

Extraits du message du pape François
pour la 57ème Journée mondiale de prière pour les vocations du 3 mai 2020

(…) courage.
Ce qui souvent nous empêche de marcher, de grandir, de choisir la voie que le Seigneur trace pour nous, ce sont les fantômes qui s’agitent dans notre cœur. Quand nous sommes appelés à laisser notre rivage de sûreté et à embrasser un état de vie – comme le mariage, le sacerdoce ordonné, la vie consacrée –, la première réaction est souvent représentée par le « fantôme de l’incrédulité » : ce n’est pas possible que cette vocation soit pour moi ; s’agit-il vraiment du juste chemin ? le Seigneur me demande-t-il vraiment cela ?
Et, peu à peu, croissent en nous toutes ces considérations, ces justifications et ces calculs qui nous font perdre l’élan, qui nous troublent et nous paralysent sur le rivage de départ : nous pensons avoir fait fausse route, ne pas être à la hauteur, avoir simplement vu un fantôme à chasser.
Le Seigneur sait qu’un choix fondamental de vie – comme celui de se marier ou de se consacrer de façon spéciale à son service –, nécessite du courage. Il connaît les interrogations, les doutes et les difficultés qui agitent la barque de notre cœur, et c’est pourquoi il nous rassure : « N’aie pas peur, je suis avec toi ! ». La foi en sa présence, qui vient à notre rencontre et nous accompagne, même quand la mer est en tempête, nous libère de cette acédie que j’ai déjà eu l’occasion de définir comme une « douce tristesse » (Lettre aux prêtres, 4 août 2019), c’est-à-dire ce découragement intérieur qui nous bloque et ne nous permet pas de goûter la beauté de la vocation (…).
(…) Si nous nous laissons emporter par la pensée des responsabilités qui nous attendent – dans la vie matrimoniale ou dans le ministère sacerdotal –, ou par les épreuves qui se présenteront, alors nous détournerons vite notre regard de Jésus et, comme Pierre, nous risquerons de couler. Au contraire, même dans nos fragilités et nos pauvretés, la foi nous permet de marcher à la rencontre du Seigneur Ressuscité et de vaincre même les tempêtes. En effet, il nous tend la main quand, par fatigue ou par peur, nous risquons de couler, et il nous donne l’élan nécessaire pour vivre notre vocation avec joie et enthousiasme.
Enfin, quand Jésus monte sur la barque, le vent cesse et les vagues s’apaisent. C’est une belle image de ce que le Seigneur opère dans notre vie et dans les tumultes de l’histoire, spécialement quand nous sommes dans la tempête : Il commande aux vents contraires de se calmer, et les forces du mal, de la peur, de la résignation n’ont plus pouvoir sur nous.
Dans la vocation spécifique que nous sommes appelés à vivre, ces vents peuvent nous épuiser. Je pense à ceux qui assument d’importantes charges dans la société civile, aux époux que, non pas par hasard, j’aime définir comme « les courageux », et spécialement à ceux qui embrassent la vie consacrée et le sacerdoce. Je connais votre fatigue, les solitudes qui parfois alourdissent le cœur, le risque de l’habitude qui petit à petit éteint le feu ardent de l’appel, le fardeau de l’incertitude et de la précarité de notre temps, la peur de l’avenir. Courage, n’ayez pas peur ! Jésus est à côté de nous et, si nous le reconnaissons comme l’unique Seigneur de notre vie, il nous tend la main et nous saisit pour nous sauver.

Dimanche du Bon Pasteur et des vocations

Prière à Marie qui défait les nœuds

(Samedi 2 mai)
Chers paroissiens, chères paroissiennes,
Le mois de mai, c’est le mois de Marie. Alors bon mois de mai, bon mois de mai avec Marie ! Et pourquoi avec Marie qui défait les nœuds, une dévotion chère à notre pape François.
Père Emmanuel.

Un ange tend à la Vierge un ruban avec des nœuds qui, après être passé par ses mains, est dénoué et recueilli par un autre ange.
C’est l’image de Marie défait les nœuds Virgen Maria Knotenlöserin, une peinture à huile sur tissu réalisée vers 1700, qui se trouve à St. Peter am Perlach, en Allemagne. La dévotion du cardinal Jorge Mario Bergoglio, aujourd’hui pape François, pour cette image de Marie est grande. Le père Alejandro Russo explique ses origines. « Le Saint-Père a passé une période de sa vie en Allemagne pour y poursuivre ses études, et là dans une église, il trouva l’image de la Vierge qui défait les nœuds. Il en ramena quelques cartes postales à Buenos Aires et commença à en glisser une à l’intérieur de chaque lettre qu’il écrivait.
Avec le temps, une artiste argentine s’offrit de faire une copie de la peinture pour la mettre dans la chapelle de l’université. La Vierge recevait ainsi la dévotion de tant de personnes, mais l’endroit était petit. Une poignée de personnes travaillant à l’université et membres de la paroisse de San José del Talar, demanda alors au curé d’accrocher dans l’église une copie plus grande de l’image. La population découvrit le tableau et une dévotion importante se développa dans toute la République argentine. Certes, le cardinal Jorge Mario Bergoglio, alors archevêque de Buenos Aires ne fut pas l’inspirateur de l’emplacement du tableau dans ces lieux, mais c’est lui qui inspira sa dévotion ».
(Radio Vatican)

Vierge Marie, Mère du bel Amour, Mère qui n’a jamais abandonné un enfant qui crie au secours, Mère dont les mains travaillent sans cesse pour tes enfants bien aimés, car elles sont poussées par l’Amour divin et l’infinie Miséricorde qui déborde de ton coeur, tourne ton regard plein de compassion vers moi. Vois le paquet de « nœuds » qui étouffent ma vie.
Tu connais mon désespoir et ma douleur. Tu sais combien ces nœuds me paralysent. Marie, Mère que Dieu a chargée de défaire les « nœuds » de la vie de tes enfants, je dépose le ruban de ma vie dans tes mains. Personne, pas même le Malin, ne peut le soustraire à ton aide miséricordieuse. Dans tes mains, il n’y a pas un seul nœud qui ne puisse être défait.
Mère toute puissante, par ta grâce et par ton pouvoir d’intercession auprès de ton Fils Jésus, Mon Libérateur, reçois aujourd’hui ce « nœud »..... ( le nommer, si possible).
Pour la gloire de Dieu, je te demande de le défaire, et de le défaire pour toujours. J’espère en Toi. Tu es l’unique Consolatrice que Dieu m’a donnée, tu es la forteresse de mes forces fragiles, la richesse de mes misères, la délivrance de tout ce qui m’empêche d’être avec le Christ.
Accueille mon appel. Garde-moi, guide-moi, protège-moi. Tu es mon refuge assuré.
Marie qui défait les nœuds, prie pour moi.
Marie qui défait les noeuds

Bonne fête de saint Joseph travailleur

(Vendredi 1er mai)
Les gardiens du sacré, en nous-mêmes, dans notre travail
« Nous aussi, nous sommes souvent appelés à être les gardiens du sacré, en nous-mêmes, dans notre travail.
Apparemment, il n’entre là en jeu que des choses de la vie quotidienne, qui n’ont rien de commun avec l’histoire sainte du royaume de Dieu et du salut du monde.
Apparemment, nous ne faisons que nouer les humbles liens et relations de la vie, de nos connaissances, de notre profession, mais c’est justement là que nous sommes au fond ceux que Dieu appelle à assurer la garde de ce qui est sacré, de ce qui est grand, de la grâce de Dieu en nous et autour de nous.
Dans tous ces événements, le Fils de Dieu, qui devint homme, continue de vivre sa vie, et à nous tous se pose la question de savoir si, dans la garde de ce Fils de Dieu, que nous rencontrons dans les autres, nous serons trouvés aussi fidèles que Joseph, dont il est dit : il fut fidèle, il prit chez lui l’enfant et sa mère, il le garda pendant toute sa vie, afin qu’il pût devenir vraiment le Sauveur et le salut du monde. »
Karl Rahner, jésuite, théologien allemand, Homélies bibliques, Salvator, 1967.

Bonne fête de saint Joseph travailleur

« Et tout s’est arrêté »

(Jeudi 30 avril 2020)
Pour préparer l’après confinement
Ce texte « Et tout s’est arrêté » a beaucoup circulé… vous l’avez déjà peut-être lu. Il est d’un prêtre de Bordeaux, Pierre-Alain Lejeune, que j’ai eu l’occasion de rencontrer : un vrai pasteur, longtemps responsable des jeunes sur son diocèse, aujourd’hui curé d’une grosse paroisse plutôt périphérique. On a voulu le garder en réserve pour vous le proposer pour penser - ou même méditer dans la prière - le retour après confinement. A faire circuler !
Père Emmanuel

« Et tout s’est arrêté »
Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?

Après ?
Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s’arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent. Et nous appellerons cela le dimanche.

Après ?
Ceux qui habiteront sous le même toit, passeront au moins 3 soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin. Et nous appellerons cela la famille.

Après ?
Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise ; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour. Et nous appellerons cela la sagesse.

Après ?
Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus, car dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain. Et nous appellerons cela la gratitude.

Après ?
Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter. Et nous appellerons cela la patience.

Après ?
Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses où amener les enfants à l’école. Et nous appellerons cela la fraternité.

Après ?
Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions tombés dans l’esclavage d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit. Et nous appellerons cela la justice.

Après ?
Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains. Et nous appellerons cela l’humanité.

Après ?
Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, nous l’appellerons Dieu.

Après ?
Après ce sera différent d’avant mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n’y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse. Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui
s’accomplit au cœur de l’épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n’existe pas de mot.
Pierre-Alain Lejeune

Et tout s’est arrêté. Texte à imprimer.

La prière d’Alliance

(Mercredi 29 avril)
Une proposition pour relire ce temps de confinement et préparer l’après confinement
Que vivons-nous ? Quel sens donner à ce temps si particulier ? Comment en tirer profit ? Sommes-nous sûrs que « quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour » (Romains 8, 28) ?
Surtout, ayons conscience que nous vivons tous des situations tellement différentes : solitude ou vie à plusieurs, stress d’activités (famille, travail, télétravail), désœuvrement ou loisirs, activités ressourçantes...). Pas de comparaison en pensée… mais l’accueil de notre quotidien…
La prière d’Alliance se vit en trois temps. Ne pas prendre plus de dix minutes :
• Dire « merci » au Seigneur pour ce que ce temps nous apporte, nous donne de découvrir sur nous-mêmes, sur notre vie, nos relations. Être dans la gratitude. (Des voisins qu’on découvre au temps de 20 heures ; un coup de téléphone d’un ou une ami(e) que nous n’avons pas vu depuis longtemps ; un enfant qui se sent responsable de son cadet…) ;
• Dire « pardon » au Seigneur quand nous nous laissons enfermer par un esprit d’inquiétude, de découragement, de colère, d’égocentrisme*… Accueillir la miséricorde.
• Dire « s’il te plaît » au Seigneur, sur ce que nous désirons vivre autrement. Penser à l’après confinement : comment ce que j’ai découvert peut me rendre plus ouvert aux autres, plus sobre.
Père Emmanuel et l’équipe du presbytère

La prière d’Alliance. A imprimer
Nouvelle et intercession*
La préparation au mariage continue sous forme de rencontres en visioconférence :
. temps de nouvelles partagées tous ensemble, enseignements ;
. temps en petits groupes.
Prions pour ces couples de fiancés qui vont vivre un temps ensemble ce soir.
Ces couples pour la plupart ont déjà remis ou remettrons leur mariage à une date ultérieure (parfois un an). Que le Seigneur les garde dans la paix et la joie de l’amour.
Prions pour l’équipe des couples qui s’investissent avec entrain dans cette mission.
* À la suite de la rencontre de l’EAP (hier soir en visioconférence), nous aimerions vous partager plus régulièrement des nouvelles de la vie de la paroisse pour les porter ensemble dans la prière. Merci.

Une prière de saint François pour bien commencer nos journées


PRIÈRE DU MATIN
de saint François d’Assise
Bonne semaine
L’équipe du presbytère

Seigneur, dans le silence de ce jour naissant
Je viens te demander la paix, la sagesse, la force.
Je veux regarder aujourd’hui le monde
Avec des yeux tout remplis d’amour,
Être patient, compréhensif, doux et sage.
Voir au-delà des apparences
Tes enfants comme tu les vois toi-même,
Et ainsi voir que le bien en chacun.
Fermer mes oreilles à toute calomnie,
Garder ma langue de toute malveillance.
Que seules les pensées qui bénissent
Demeurent en mon esprit.
Que je sois bienveillant et si joyeux
Que tous ceux qui m’approchent sentent ta présence.
Revêts-moi de ta beauté, Seigneur
Et qu’au long du jour je te révèle.

Prière de saint François d’Assise pour imprimer

Troisième dimanche de Pâques. Dimanche des disciples d’Emmaüs

Vous pouvez suivre la messe de la paroisse en direct à 10h30, ce dimanche 26 avril, en cliquant : https://youtu.be/R1OwNTRgu80

Le lieu précis de la blessure devient celui de la présence : Dieu s’y offre à nous à travers des présences aussi réelles, aussi fragiles, aussi incontournables que vous et moi.
Nous nous offrons à lui, à condition d’être là simplement, offert nu à toute rencontre.
Alors il y aura RÉSURRECTION.
Il y a résurrection, chaque fois qu’une perte entraîne un gain, chaque fois qu’un vide ouvre à une plénitude, et la cruauté des peines à une vie plus féconde ; chaque fois que le silence mûrit en nous une parole vive et qu’un départ achemine à une vraie rencontre ; et encore quand le dénuement conduit à la vérité nue, la déprime à une vie plus indomptée et l’injustice au pardon.
Prigent a raison : « C’est la vie avec ses heurts et ses malheurs qui éclaire, ravive et réchauffe les évangiles de la Résurrection. C’est dans le regard de tous les petits et grands ressuscités de notre entourage que brille la lumière de Pâques.
Ainsi que dans le clair-obscur d’une étrange et souveraine Présence, celle de l’Absent qu’il demeure depuis qu’un soir à Emmaüs... »

Paul Baudiquey - Pleins signes, Editions du Cerf, p. 251-25 / à lire en entier : https://croire.la-croix.com/Definitions/Bible/Evangile/Emmaues-vu-par-Paul-Baudiquey)

Si vous avez aimé le chant de la communion sur Marche avec vous, (merci à Damien et Véronique Rollo de nous l’avoir enregistré), vous pouvez le retrouver sur https://www.youtube.com/watch?v=TGUAM63QXck

Troisième dimanche de Pâques. Emmaüs. Texte à imprimer

La paroisse a besoin de vos dons pour vivre. Comment continuer à soutenir la paroisse en donnant à la quête, pendant cette période du Covid 19 ? Pour la quête : vous pouvez :
• Adresser vos offrandes par chèque en les déposant aux presbytères ou par lettre : Presbytère Saint-Léonard : 359, rue Saint-Léonard 49000 Angers ; Presbytère Sainte-Madeleine, 12 rue Saumuroise, 49000 Angers.
Donner via le site national dédié pour la quête en précisant diocèse d’« Angers », et la « paroisse Saint-Jean-Paul II » en cliquant ici
• Donner avec l’application « la quête », avec votre téléphone. Toutes les infos sur : www.appli-laquete.fr
Faire un panier de quête domestique où on cotise chaque dimanche, et que l’on remettra à la messe dominicale à la sortie du confinement.
Déposer votre offrande au presbytère
D’avance, merci pour votre générosité.

Pour les offrandes de messe :

• vous pouvez demander une intention de messe (18 euros depuis quelques semaines) en téléphonant au presbytère 02 41 66 43 44 ou par mail à la paroisse Saint-Jean-Paul II : stjeanpaul2.angers chez gmail.com, ou en déposant votre courrier aux presbytères.
Vous pouvez aussi nous faire part de vos intentions que nous porterons dans la prière en téléphonant au presbytère de Sainte-Madeleine 02 41 66 43 44 ou par mail à la paroisse Saint-Jean-Paul II : stjeanpaul2.angers chez gmail.com

Les Français confinés se lavent moins souvent

Si les français se lavent les mains plus et très régulièrement, pour le corps, il n’est est pas de même : 67% des Français se lavent seulement quotidiennement, contre 76% auparavant (Sondage IFOP)*. Presque dix points de moins… Je vous laisse voir le détail sur internet pour le change des sous-vêtements…
C’est un peu les vacances (pas pour tous), un laisser-aller pour certains si on est seul… On se laisse pousser la barbe, pourquoi pas ? (Je demande aux épouses si elles aiment cela : des réponses pas si claires… les enfants aiment…)
Ce qui a entraîné la réflexion d’un paroissien :
« A l’occasion de ce confinement, les Français se laveraient moins souvent, ils prendraient moins soin de leur corps… Au-delà du « Prends soin de toi » qui termine souvent nos échanges actuellement, je me pose la question de la part que je réserve à mon corps ? Parce que je suis un peu moins un être de relation, je fais moins attention à mon paraître. Des images nous montraient récemment ce responsable en télétravail sérieux à l’écran avec sa chemise impeccable et qui était plus que décontracté pour le bas de ses vêtements ! Personnellement je ne me rase pas à la même fréquence ! Oui, quelle place je donne à mon corps dans cette période. »
Et suit un belle prise en compte des paroles de Paul : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit… » 1 Corinthiens 6.19.
« Après les Corinthiens, j’essaie de faire miennes ces paroles. Je suis créé à l’image de Dieu et j’en suis le plus souvent une pâle image ! L’œuvre du Saint-Esprit est donc de restaurer l’image de Dieu en nous... et du coup de nous restaurer dans toute notre humanité. Un temple consacré à Dieu, c’est un lieu saint, que l’on respecte, que l’on garde pur. Il est donc tout à fait spirituel de prendre soin de notre corps et de nous soucier de celui des autres ! Souiller notre corps qui est le temple du Saint-Esprit, c’est porter atteinte à l’Esprit Saint qui l’habite ! Ainsi affirmer que notre corps est le temple du Saint-Esprit implique un certain rapport au corps, un rapport sain, respectueux et saint, si je puis me permettre ce jeu de mots ! »
« Prends soin de toi ! », « Prenez soin de vous ! »,
entend-on souvent… Invitons-nous à prendre soin de nous, de toute notre personne par la Grâce du Seigneur qui nous rendra sain/saint : comme le dit encore Paul :
« Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers ; que votre esprit, votre âme et votre corps, soient tout entiers gardés sans reproche pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ. Il est fidèle, Celui qui vous appelle : tout cela, il le fera » 1 Thessaloniciens 5,23.

Seigneur, merci pour notre corps, temple du Saint-Esprit. Il est le Tabernacle de Ta Présence, la Tente** de la rencontre. Donne-nous d’en prendre soin, de le respecter… non seulement par les soins de la toilette et de santé, mais aussi par les activités physiques, la musique, le chant, la danse… et la sobriété dans nos consommations, Viens Saint-Esprit !

Prenez soin de vous !
Père Emmanuel
*61% des hommes et 74% des femmes… le Seigneur nous a créés différents n’est-ce pas !
** La tente en Orient et dans la Bible pouvait signifier symboliquement le corps humain, « notre demeure. »

Les Français confinés se lavent moins souvent. Texte à imprimer.

Prière orthodoxe à l’Esprit Saint

Chers frères et sœurs, aujourd’hui, nous pouvons prier avec cette ancienne prière à l’Esprit Saint de la tradition orthodoxe et lire un commentaire très contemporain de Mgr Stephanos métropolite orthodoxe de Tallinn et de toute l’Estonie.
Bonne journée, Père Emmanuel.

Roi céleste, Consolateur, Esprit de vérité,
Toi qui es partout présent et qui remplis tout, Trésor de grâces et
Donateur de vie,
Purifie-nous de toute souillure,
Sauve nos âmes, Toi qui es toute bonté,
O, divin Paraclet,
que brille en nous la Lumière véritable
afin qu’en Elle nous puissions contempler
Celui que nous osons appeler Père, grâce à Toi.
Amen

Roi céleste, Consolateur, Esprit de vérité,
Fais-nous comprendre que notre prière à Dieu ne Lui est pas adressée
Pour uniquement nous éloigner de nos préoccupations et de nos besoins matériels,
mais pour que nous restions avant tout fidèles
au rôle libérateur de son Eglise ; à celui de son Amour fou pour l’homme,
emprisonné dans les exigences torturantes de sa nature mortelle ;

Toi qui es partout présent et qui remplis tout, Trésor de grâces et
Donateur de vie,

Fais que notre prière devienne une contestation dynamique et réelle
du système de la consommation qui réduit en esclavage une grande part de l’humanité,
la privant de Tes bienfaits par l’aveuglement qu’il engendre ;

Purifie-nous de toute souillure,
Fais que par notre prière nous reconnaissions la faiblesse de notre nature humaine,
nos divisions, nos scandales, l’indignité des représentants et des membres de ton Eglise
et que cette reconnaissance soit pareillement humble à celle du Christ,
qui a accepté la mort de l’humanité jusque sur la Croix
et jusqu’au plus profond des enfers ;

Sauve nos âmes, Toi qui es toute bonté,
Fais que notre prière en ce temps de la Pentecôte nous identifie
avec les faiblesses de tous les hommes
afin que, pleinement renouvelés par la paisible beauté
du Visage du Ressuscité qui crée toute communion,
nous puissions, nous aussi, réellement remplir notre vocation propre
comme signe et sacrement du Royaume.

0, divin Paraclet,
que brille en nous la Lumière véritable
afin qu’en Elle nous puissions contempler
Celui que nous osons appeler Père, grâce à Toi.
Amen

Prière orthodoxe à l’Esprit Saint. Texte pour l’impression.

Chers frères et sœurs de la paroisse

Les dernières nouvelles ne sont guère bonnes pour les croyants : vous savez les annonces du président Macron aux autorités spirituelles du pays :
« Les lieux de cultes ne rouvriront pas le 11 mai, mais peut-être début ou même mi-juin en fonction de l’évolution de la situation…
Et aucun grand rassemblement, religieux ou autre, ne sera autorisé avant la fin de l’été. »

Il nous faut nous armer de patience et de persévérance dans la prière, ne pas nous confiner sur nous-mêmes et penser à tant d’autres. Et pourquoi pas aux migrants qui sont à Angers ?
Merci à l’équipe migrants pour ce point sur leur situation, intercédons pour eux.
Père Emmanuel

« Notre paroisse s’est engagée résolument dans le service aux personnes migrantes sans abris en ouvrant en novembre 2018 un accueil de nuit d’urgence dans une salle paroissiale de Saint-Léonard. L’équipe qui assure ce service a été renforcée par de nouveaux volontaires à la suite de l’appel qui a été fait à l’occasion du dimanche des migrants en septembre 2019. Cette augmentation de l’effectif nous avait permis d’ouvrir l’accueil une nuit supplémentaire par semaine.
Par ailleurs, s’inspirant de l’initiative prise par les paroisses de Saint-Martin-des-Champs et Saint-Joseph, quelques membres de notre équipe ont eu le projet d’organiser un repas partagé avec nos amis migrants pour compenser la fermeture des lieux de restauration qui leur sont ouverts dans la semaine. Beaucoup de paroissiens avaient répondu à notre appel de fourniture d’entrées et de desserts témoignant par ce geste de leur adhésion à cette initiative solidaire.
Aujourd’hui beaucoup s’interrogent sur le sort de ces sans-abri que nous ne pouvons plus accueillir. Voici quelques informations les concernant :
L’accueil de nuit par le 115, dans les algecos du Chemin de traverse, a été maintenu. Pour faciliter la mise en œuvre du confinement, les effectifs ont été divisés avec l’ouverture d’un accueil au centre Jean-Guéguen à Trélazé (réservé plutôt aux femmes seules et aux familles). Les personnes hébergées y demeurent jour et nuit et des repas leur sont distribués. Des produits d’hygiène, lessive, vêtements et jeux pour les enfants leur sont également fournis.
Par ailleurs de nouvelles familles ont rejoint celles qui étaient déjà hébergées en hôtel. Un grand nombre ont été accueillis au Formule 1 de Beaucouzé, mais également dans les hôtels du Mans, Royal, Iéna, des Lices, Haute-Chaîne, Première Classe aux Ponts-de-Cé.
Le problème crucial est celui de la nourriture pour toutes les personnes sans-abri. Aussi, la Banque alimentaire, Les Restos du cœur, le Secours populaire et le CCAS assurent-ils des distributions de nourriture.
Il s’agit aussi de rester à leurs côtés malgré le confinement. France Horizon continue à suivre les familles en hôtel : appels réguliers, distribution de colis alimentaires. Des veilleurs, jokers ou répits continuent d’entretenir un lien avec des familles migrantes.
Enfin, sur le plan sanitaire un centre d’hébergement spécialisé a été ouvert à Ethic Etapes au Lac de Maine à Angers, avec des équipes de La Croix-Rouge afin d’accueillir, sous procédure de confinement, des personnes malades sans gravité du Covid-19 qui sont sans domicile fixe ou venant de centres d’hébergement ou de logements adaptés. »
L’Equipe d’accueil de nuit à Saint-Léonard

Migrants sur Angers. Texte à imprimer.

N’ayons pas nos cœurs confinés !

J’ai été touché par certains qui m’ont dit combien ils faisaient le lien entre le confinement que nous vivons et celui qu’ont vécu les disciples entre Pâques et Pentecôte (sept semaines !).
Un paroissien a bien développé ce lien :
« Dans ma prière, il m’est venu cette réflexion. Devant le confinement et en imaginant chacun chez lui, enfermé dans la crainte de ce virus, n’osant pas sortir à moitié par peur, à moitié par respect des consignes, j’ai fait la comparaison avec les apôtres enfermés après la mort de Jésus….
La comparaison me parle. Et le texte de Jean me vient en mémoire :
"Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux".
Comment dans ce confinement, si je me laisse enfermé, le Christ peut-il être présent ? Comment peut-il être auprès de moi alors que ma porte est fermée et je ne peux sortir à sa rencontre ? Au-delà de ma porte, qu’est-ce que j’ai du mal à ouvrir en moi pour accueillir pleinement Jésus ressuscité ? Qu’est-ce que j’enferme, qu’est-ce qui m’enferme, alors que je suis invité à m’ouvrir ?
Même si ce n’est pas la période de sortir et de se rencontrer, il me faut m’ouvrir comme le dit Isaïe : ‘’Élargis l’espace de ta tente, déploie sans hésiter la toile de ta demeure, allonge tes cordages, renforce tes piquets !’’ »

A la suite de ce frère paroissien, je vous partage une prière que nous pourrions dire aujourd’hui en ouvrant nos cœurs au Seigneur dans une intercession les uns pour les autres :
‘‘ Seigneur Jésus Ressuscité que nos cœurs ne soient pas confinés.
Qu’ils soient ouverts à Ta venue.
Tu peux traverser tous nos murs intérieurs…
Nos peurs… Nos enfermements...
Viens demeurer en nous que nous puissions demeurer en Toi*.
Sans Toi nous ne pouvons rien faire*.
Toi qui nous invites à porter du fruit en abondance*.’’
*cf. Jean ch 15
Père Emmanuel

N’ayons pas des coeurs confinés. Version imprimable

Dimanche de l’octave de Pâques et de la Divine Miséricorde

Ce deuxième dimanche de Pâques est le dimanche de la Miséricorde. Voir ci-dessous.
Vous pouvez suivre la messe de la paroisse en direct à 10h30 en cliquant sur le lien ou passer par le site de la paroisse : https://stjeanpaul2.diocese49.org/messes-de-sjp2-en-direct

N.B. Pour la semaine prochaine : nos envois ne seront plus quotidiens. N’hésitez pas à nous faire part de votre désir de vous désinscrire.
On a bien conscience que certaines adresses sont anciennes et que certains d’entre vous ont déménagé.

* La paroisse a besoin de vos dons pour vivre. Comment continuer à soutenir la paroisse en donnant à la quête, pendant cette période du Covid 19 ?
Pour la quête : vous pouvez…
• Adresser vos offrandes par chèque en les déposant aux presbytères ou par lettre : Presbytère Saint-Léonard : 359, rue Saint-Léonard 49000 Angers ; Presbytère Sainte-Madeleine, 12 rue Saumuroise, 49000 Angers.
• Donner via le site national dédié pour la quête en précisant diocèse d’« Angers », et la « paroisse Saint-Jean-Paul II » en cliquant ici
• Donner avec l’application « la quête », avec votre téléphone. Toutes les infos sur : www.appli-laquete.fr
• Faire un panier de quête domestique où on cotise chaque dimanche, et que l’on remettra à la messe dominicale à la sortie du confinement.
D’avance, merci pour votre générosité.

Pour les offrandes de messe vous pouvez :
• Demander une intention de messe (18 euros depuis quelques semaines) en téléphonant au presbytère 02 41 66 43 44 ou par mail à la paroisse Saint-Jean-Paul II : stjeanpaul2.angers chez gmail.com
Vous pouvez aussi nous faire part de vos intentions que nous porterons dans la prière en téléphonant au presbytère 02 41 66 43 44 ou par mail à la paroisse Saint-Jean-Paul II : stjeanpaul2.angers chez gmail.com

Saint Jean-Paul II, patron de notre paroisse, et le dimanche de la Miséricorde

La fête de la Divine Miséricorde, instituée par Jean-Paul II le 30 avril 2000 à l’occasion de la canonisation de sœur Faustine, a été célébrée le dimanche 22 avril 2001. Elle est, depuis, célébrée le premier dimanche après Pâques. C’est pour nous l’occasion de rappeler ce que Jean-Paul II, disait de lui-même : « La Miséricorde de Dieu est la clé de lecture privilégiée de mon pontificat. »
Merci Seigneur pour ta Miséricorde, merci pour sainte Faustine et saint Jean-Paul II
P. Emmanuel et l’équipe du presbytère
Le 30 avril 2000, le Pape canonisa sœur Faustine et il dira :
« Et toi, Faustine, don de Dieu à notre temps, obtiens-nous de percevoir la profondeur de la Miséricorde divine, aide-nous à en faire l’expérience vivante et à en témoigner à nos frères. Que ton message de lumière et d’espérance se diffuse dans le monde entier, pousse les pécheurs à la conversion, dissipe les rivalités et les haines, incite les hommes et les nations à la pratique de la fraternité. Aujourd’hui, en tournant le regard avec toi vers le visage du Christ ressuscité, nous faisons nôtre ta prière d’abandon confiant et nous disons avec une ferme espérance : « Jésus, j’ai confiance en Toi ! »
Jésus a demandé à sainte Faustine de peindre une image de lui « crucifié et glorifié » portant les stigmates de la Passion, dont la blessure du cœur, avec l’inscription : « Jésus, j’ai confiance en toi ! ».
Dans Mémoire et identité (Flammarion, 2005), Jean-Paul II revient sur son expérience pastorale en Pologne, au sortir de la guerre. Il se réfère à sainte Faustine Kowalska (1905 -1938) et à ses révélations centrées sur le mystère de la Divine Miséricorde. Karol Wojtyla comprend que : « L’unique vérité capable de contrebalancer le mal de ces idéologies (le nazisme et le communisme) est le fait que Dieu est Miséricorde - c’était la vérité du Christ miséricordieux. C’est pour cela que, lorsque je fus appelé sur le Siège de Pierre, j’ai ressenti fortement la nécessité de transmettre les expériences faites dans mon pays natal, mais appartenant au trésor de l’Eglise universelle » (Mémoire et identité p. 17).
« La limite imposée au mal, dont l’homme est l’auteur et la victime, est en définitive la Divine Miséricorde » (id, p. 71).
« Il est significatif que sœur Faustine ait vu le Fils comme Dieu miséricordieux, le contemplant cependant, non pas tant sur la Croix que dans sa condition ultérieure de Ressuscité dans la gloire » (p. 70). *
Dans son dernier message pour le dimanche de la miséricorde Jean-Paul II disait : « Combien l’humanité a besoin de ressentir l’efficacité de la miséricorde de Dieu en ces temps marqués par une incertitude croissante et de violents conflits » (18 avril 2004).

* La Miséricorde divine et la Résurrection du Seigneur

« Le fait de célébrer la Divine Miséricorde, le premier dimanche après Pâques, est, me semble-t-il, une manière de réaffirmer la grandeur du mystère pascal. Dieu le Père, voulant sauver l’humanité, a envoyé son Fils. Et le Fils a donné la vie pour l’humanité. Qu’est-ce que cela sinon la Miséricorde de Dieu ? »
Mgr Boccardo
« C’est dans le mystère de Pâques et dans le témoignage de la Résurrection du Seigneur que se manifeste, au plus haut point, la Miséricorde divine. Jésus ressuscité répand sur les apôtres l’Esprit Saint dans un souffle de paix et de pardon. Le recours, dans une grande confiance, à Jésus miséricordieux est une rencontre avec Jésus ressuscité. »
Mgr Albert-Marie de Monléon

Dimanche de l’octave de Pâques et de la Divine Miséricorde. Texte à imprimer.

Samedi de l’octave de Pâques

Dimanche prochain, 19 avril, c’est le dimanche de la Miséricorde institué par le patron de la paroisse, saint Jean-Paul II. C’est l’occasion de s’y préparer dans la prière avec une neuvaine que vous pouvez trouver sur un site par exemple : www.serviteursdelamisericorde.org

Chaque jour de cette semaine de l’octave de Pâques, on trouvera un récit d’Apparition de Jésus pour prier et méditer les paroles qui nous touchent. Puis on pourra lire un texte pour nous aider à entrer dans la réalité de la Résurrection de Jésus.

EVANGILE
• Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Mc 16, 9-15
Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire. Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité. Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. »

Propager la foi dans le monde entier
Pourquoi se montrer seulement « à quelques témoins choisis d’avance ? » Parce que c’était le moyen le plus efficace de propager la foi dans le monde entier...
Quel aurait été le fruit d’une manifestation publique qui s’impose à tous ? Ce nouveau miracle aurait laissé la foule telle qu’il l’avait trouvée, sans changement efficace. Déjà ses anciens miracles n’avaient pas convaincu tout le monde... qu’auraient-ils pu dire et sentir de plus qu’auparavant, même « si quelqu’un ressuscite d’entre les morts ? » ( Lc 16,31) (...)
Le Christ se montre pour susciter des témoins de la résurrection, des ministres de sa parole, les fondateurs de son Eglise. Comment la foule, avec sa nature changeante, aurait-elle pu le devenir ?
Saint John Henry Newman, cardinal (1801-1890)
Le mandat est : « Allez dans le monde entier ; proclamez l’Évangile à toute la création » (Mc 16, 15), parce que « la création en attente, aspire à la révélation des fils de Dieu » (Rm 8, 19). Toute la création signifie aussi tous les aspects de la nature humaine, de sorte que « la mission de l’annonce de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ a une dimension universelle. Son commandement de charité embrasse toutes les dimensions de l’existence, toutes les personnes, tous les secteurs de la vie sociale et tous les peuples. Rien d’humain ne peut lui être étranger »*. L’espérance chrétienne véritable, qui cherche le Royaume eschatologique, engendre toujours l’histoire.
Pape François, Evangelii Gaudium
* Vème Conférence générale de l’épiscopat Latino-Américain des Caraïbes Document d’Aparecida (29 juin 2007), n. 380.

Samedi de l’octave de Pâques. Page à imprimer.

Vendredi de l’octave de Pâques

EVANGILE
• Évangile de Jésus Christ selon saint Jean Jn 21, 1-14
En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment. Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien. Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. Une fois descendus à terre ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson. C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.

• La résurrection du Christ produit partout les germes de ce monde nouveau
De nouvelles difficultés apparaissent aussi continuellement, l’expérience de l’échec, les bassesses humaines qui font beaucoup de mal. Tous nous savons, par expérience, que parfois une tâche n’offre pas les satisfactions que nous aurions désirées, les fruits sont infimes et les changements sont lents, et on peut être tenté de se fatiguer. Cependant, quand, à cause de la fatigue, quelqu’un baisse momentanément les bras, ce n’est pas la même chose que les baisser définitivement car on est submergé par un désenchantement chronique, par une paresse qui assèche l’âme. Il peut arriver que le cœur se lasse de lutter, car, au final, la personne se cherche elle-même à travers un carriérisme assoiffé de reconnaissances, d’applaudissements, de récompenses, de fonctions ; à ce moment-là, la personne ne baisse pas les bras, mais elle n’a plus de mordant ; la résurrection lui manque. Ainsi, l’Évangile, le plus beau message qui existe en ce monde, reste enseveli sous de nombreuses excuses.
La foi signifie aussi croire en lui, croire qu’il nous aime vraiment, qu’il est vivant, qu’il est capable d’intervenir mystérieusement, qu’il ne nous abandonne pas, qu’il tire le bien du mal par sa puissance et sa créativité infinie. C’est croire qu’il marche victorieux dans l’histoire « avec les siens : les appelés, les choisis, les fidèles » (Ap 17, 14). Nous croyons à l’Évangile qui dit que le Règne de Dieu est déjà présent dans le monde, et qu’il se développe çà et là, de diverses manières : comme une petite semence qui peut grandir jusqu’à devenir un grand arbre (cf. Mt 13, 31-32), comme une poignée de levain, qui fait fermenter une grande quantité de farine (cf. Mt 13, 33), et comme le bon grain qui grandit au milieu de l’ivraie (cf. Mt 13, 24-30), et peut toujours nous surprendre agréablement. Il est présent, il vient de nouveau, il combat pour refleurir. La résurrection du Christ produit partout les germes de ce monde nouveau ; et même s’ils venaient à être taillés, ils poussent de nouveau, car la résurrection du Seigneur a déjà pénétré la trame cachée de cette histoire, car Jésus n’est pas ressuscité pour rien. Ne restons pas en marge de ce chemin de l’espérance vivante !
Pape François, Evangelii Gaudium, § 277-278

Vendredi de l’octave de Pâques. Page à imprimer.

Jeudi de l’octave de Pâques

EVANGILE
• Évangile de Jésus Christ selon saint Luc Lc 24, 35-48
En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement.
Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : “Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” » Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. »

Résurrection… résilience*
• Quand on me demande de dire la résurrection, je pense à un mot très utilisé dans la psychologie : « la résilience ». C’est la capacité des êtres marqués qui ont vécu des événements très douloureux, des déchirures, et ont la capacité de rebondir. Je vois la résurrection comme la résilience, quand je pense à l’Évangile… quand le Seigneur apparaît avec ses blessures.
Et l’épaisseur de la vie de Jésus de Nazareth va me dire l’épaisseur de ma vie. Mes blessures sont prises en compte par le Dieu de Jésus Christ : le Ressuscité n’est pas ressuscité « nickel », parfait, mais marqué par ses blessures, et pourtant Il paraît plein de vie. J’ai vécu beaucoup de blessures et malgré tout, l’irruption du Seigneur a fait que je pourrai rebondir, sans rien oublier. Il n’y a pas d’amnésie dans ma vie.
C’est ainsi que je pourrai espérer dans la résurrection.
Extrait d’une conférence de Claire Ly**

* Le terme « résilience » fut employé la première fois en 1626 en anglais par Francis Bacon, scientifique, philosophe et homme d’Etat avec le sens de « rebondir », « se ressaisir » ou « se redresser ». (Etymologie latine : re-salire).
** Dans son livre, Revenue de l’enfer, Éd. de l’Atelier en 2002, Claire Ly témoigne de l’histoire du Cambodge et de sa conversion du bouddhisme au christianisme dans les camps de travaux forcés khmers. On évalue le nombre de victimes du génocide cambodgien à environ 1,7 million de personnes.

Jeudi de l’octave de Pâques. Page à imprimer

Mercredi de l’octave de Pâques

EVANGILE
• Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 24, 13-35

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth : cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »
À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

Les chemins pour intégrer un échec sont longs comme la distance entre Jérusalem et Emmaüs
On les appelle disciples d’Emmaüs. Sauf qu’ils n’ont plus de maître à suivre. Pour eux, Dieu est redevenu le grand absent. Comme s’il avait été mis au tombeau. Ils n’espèrent plus rien, il n’y a plus de but dans leur vie. Ils ressassent le passé faute d’entrevoir un avenir dans lequel ils pourraient prendre place. Contrairement au Maître, ils ont du temps à perte de vue, mais sans goût et sans signification véritable.
Le récit de Luc est magnifique. Seul le lecteur connaît dès le début l’identité de celui qui n’a pas peur de rejoindre ces hommes à l’air sombre. Pour eux c’est un inconnu comme un autre. Il les fait parler, les invite au partage de ce qui alourdit leur cœur. Il ne propose aucune consolation à bon marché. Au contraire. Il renvoie aux Écritures, à ces pages qui laissent entrevoir les ambiguïtés du peuple de l’Alliance et la fidélité de Dieu qui ne retire pas sa promesse ; qui disent aussi qu’il est impossible de répondre à l’appel de l’Éternel sans avoir à souffrir des réactions humaines. Oui, ils les connaissent ces pages, et s’en rappeler est comme ressentir un souffle léger qui ranime le feu couvert de cendres.
Les chemins pour intégrer un échec sont longs. Leurs yeux restent fermés, ils ne reconnaissent pas encore celui qui leur interprète avec un souffle nouveau l’Esprit des Écritures anciennes. Mais sa présence et sa manière de prendre au sérieux le désarroi spirituel provoqué par la crucifixion, les amène sur un rivage inespéré : un désir neuf et profond les habite. Prolonger le partage. Profiter encore de la parole de cet inconnu. Elle délivre de leur enfermement mortel. Sa présence est comme du pain. Elle vient rassasier la faim de Dieu. Ils reconnaissent le geste. C’est le même. La mort n’a pas pu mettre une fin définitive à sa manière de les réunir. Sa prière pour rendre grâce au Père s’élève encore. Leur pain devient le sien, il le rompt, le leur donne. Leur cœur ne s’est pas trompé. Sa présence est réellement donnée. Aussitôt, ils se relèvent et retournent à Jérusalem pour devenir, ensemble, corps de la résurrection.
Agnès Von Kirchbach, pasteure de l’Église réformée de France.

Mercredi de l’octave de Pâques : page à imprimer

Mardi de l’octave de Pâques

EVANGILE
Alléluia. Alléluia.
• Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (20, 11-18)
En ce temps-là, Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » Ayant dit cela, elle se retourna, elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : « Maître ». Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

• Un événement d’intimité entre le Christ Ressuscité et une seule personne.
(…) Nous avons plutôt l’habitude de considérer la Résurrection du Christ comme un événement qui s’adresse à l’Église tout entière rassemblée la nuit de Pâques et les apparitions du Christ, la plupart du temps, se déroulent dans un contexte communautaire collectif, apparitions aux douze à Jérusalem, apparition aux saintes femmes venues au tombeau, apparitions aux disciples en Galilée. Le récit que nous venons d’entendre attire notre attention sur un autre aspect. L’apparition à Marie Madeleine dans le jardin est un événement d’intimité entre le Christ Ressuscité et une seule personne.
La Résurrection du Christ certes, est la fondation de notre foi, est l’acte de naissance de l’Église, elle a une dimension cosmique, elle est l’ouverture du monde nouveau, le rassemblement de tout l’univers, mais elle se passe aussi au plus intime de notre être et de notre cœur. Marie, seule, près du tombeau, sanglotait parce que son Seigneur, son Bien-Aimé, n’était plus là et elle ne savait pas où on l’avait mis. Elle cherchait son corps et voici que Jésus vient vers elle, seul avec elle seule. Et Il va se faire reconnaître d’elle en lui disant son nom, Marie. Il l’appelle par son nom, Il éveille en elle, à une profondeur que Lui seul peut toucher, Il éveille en elle la vie, la vie nouvelle. Alors transpercée par cette voix familière, atteinte par l’intimité de cette tendresse du Christ, Marie le reconnaît : « Rabbouni ! », « Maître ! »
L’événement de la Résurrection n’est pas simplement un fait qui s’adresse à la communauté chrétienne mais il s’adresse, aussi et d’abord, à chacun d’entre nous, au plus profond de nous-mêmes. Le Christ Ressuscité ressuscite en quelque sorte, au tréfonds de notre être. Le Christ vient faire surgir une vie nouvelle, sa vie nouvelle, au plus profond de nous-mêmes. Il vient nous réveiller, nous éveiller. C’est cela le mot résurrection. Ressusciter, c’est se mettre debout, c’est se relever, c’est d’abord se réveiller. Se réveiller du sommeil de la mort, du sommeil de l’indifférence, du sommeil du péché, du sommeil d’une vie trop uniquement humaine, trop superficiellement humaine, se réveiller à une vie autre, à une vie plus vraie, à une vie plus profonde, à une vie neuve. Le Christ, nous appelant par notre nom, vient ressusciter au fond de nous-mêmes, vient nous ressusciter, nous réveiller, ouvrir les yeux de notre être profond à un autre niveau, à une communion nouvelle avec Lui.
C’est pourquoi un psaume dit d’une manière merveilleuse : « Aujourd’hui, je commence ! » Chaque aujourd’hui est pour nous un commencement, une nouveauté, une nouveauté radicale parce que chacun de nos jours, chaque aujourd’hui, pour nous, c’est l’aujourd’hui du Christ Ressuscité.
« Marie ! » Jésus nous appelle par notre nom, Il nous touche dans notre personne, dans ce qu’elle a de plus unique, de plus intime, que Lui seul connaît, que Lui seul sait « nommer ». Laissons-nous « nommer » par le Christ, laissons-nous éveiller par le Christ. La Résurrection du Christ est une création nouvelle, c’est une re-création de chacun d’entre nous. Amen.
Homélie du frère Jean-Philippe Revel, dominicain

Mardi de l’octave de Pâques : la page à imprimer

Lundi de l’octave de Pâques

• Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 28, 8-15
En ce temps-là, quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. »
Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui.
Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »
Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé. Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.” Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. » Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui.

• L’après Pâques. L’après confinement. L’après virus.
Tout le monde se demande ce qu’il sera ? Le souci de l’après peut nous faire oublier le présent.
La Semaine sainte nous a fait cheminer près du Christ, face à ses accusations, dans ses souffrances, dans sa mort.
Nous le savons depuis deux mille ans, Il est ressuscité, Il est revenu de la mort. Nous le savons mais nous avons de la peine à le vivre.
Pour le vivre il faut être présent au présent et non à l’après.
Toujours se projeter, prévoir, imaginer c’est souvent le propre de notre société de vitesse, de déplacements, d’innovations. Comme si le passé n’était pas valable, comme si l’aujourd’hui était déjà dépassé.
Jésus lui, a vécu le présent, dans une grande présence à chacun et une très grande présence à son Père et il est encore présent maintenant, aujourd’hui.
Il est ressuscité, cet « après la mort » supplante tous « les après ».
Le seul « après » qui a changé radicalement toute l’humanité c’est la Résurrection du Christ.
Mais pour que « cet après » vécu par le Christ il y a 2000 ans, soit efficient, il nous faut croire que Jésus est Ressuscitant.
Benoît XVI disait : « Jésus est ressuscité » n’est pas une parole informative, c’est une parole performative. Elle fait ce qu’elle dit.
Jésus ressuscitant, c’est croire que Jésus peut aujourd’hui dans notre présent, nous faire sortir de nos tombeaux, nous tirer de nos morts que sont nos égarements, nos manques d’amour, nos égoïsmes.
Nous avons eu sans doute de la peine à suivre le Christ dans sa passion, mais nous avons encore plus, peut-être, des difficultés à nous laisser « ressusciter » à nous laisser transformer, chaque jour dans nos vies.
C’est pourquoi nous est offert par l’Eglise cet Octave de Pâques et tout le Temps pascal. Nous méditerons sur les récits où nous voyons comment à leur époque les disciples ont été transformés.
Ce temps nous est offert pour que nous rentrions toujours et encore dans cette œuvre de Jésus en nous.
Œuvre qui aura son aboutissement à la Pentecôte, par le don suprême de l’Esprit de Dieu, pour que nous nous laissions ressusciter chaque jour, dans le réel de nos vies jusqu’à la fin du monde.
Alain Curtet, diacre

Lundi de l’octave de Pâques

Le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !

N’hésitons pas aujourd’hui à adresser cette Annonce de la Résurrection à nos proches et à d’autres en particulier tous ceux qui sont seuls, en deuil, ou malades… avec délicatesse.
Avec délicatesse car il n’est pas si facile d’entrer, pour moi, pour les autres… dans la Joie du Ressuscité…
Saint Ignace de Loyola nous propose de méditer ainsi les évangiles de la Résurrection : « Regarder l’office de consolation que vient exercer le Christ (Ressuscité) notre Seigneur et le comparer à la façon dont des amis ont l’habitude de se consoler les uns les autres » (ES 224). Méditons les rencontres de Jésus Ressuscité avec chacun, individuellement et en groupe. Il connaît nos larmes (Marie-Madeleine), nos peurs (les apôtres au Cénacle), nos déceptions (les disciples d’Emmaüs), nos échecs (la pêche infructueuse), nos humiliations (le reniement de Pierre).
Demandons et accueillons la consolation du Ressuscité (c’est-à-dire : Son réconfort, Sa joie, Sa paix, Sa force) et devenons à notre tour consolateurs à la manière du Christ.
Père Emmanuel et l’équipe du presbytère

Bonnes vacances aux élèves, collégiens, lycéens, et aux enseignants…
Merci à Jean-Paul Constantin, Nathalie Lecouffe, Marc Melin et les rédacteurs… pour le bulletin paroissial ci-dessous.

Nous vous proposons de suivre avec la paroisse la messe du dimanche de Pâques à 10h30 : https://youtu.be/5r65ZcbN0Zk
Lire l’homélie de ce dimanche de Pâques :
Homélie du père Sylvain Lefort

En cette période de confinement, nous pouvons participer à ce geste liturgique qu’est la quête en versant notre offrande grâce à une plateforme temporaire de collecte en ligne. Les montants versés sur cette plateforme nationale, rapide et sécurisée, seront intégralement reversés aux diocèses qui, eux-mêmes, les reverseront aux paroisses. Copier le lien ou cliquer sur : https://quete.catholique.fr/?reserved_diocese=ANGERS&reserved_paroisse=Saint-Jean-Paul-II-Angers
La quête est anonyme et n’ouvre pas droit à reçu fiscal.
Merci de votre générosité,
P. Emmanuel
Jean-Jacques Boutereux,

secrétaire du Conseil économique paroissial

Sommaire du bulletin paroissial en pièce jointe

1. Editorial : Exerçons-nous à la gratitude !
2. Worship Chemin Neuf
3. Accueil à Saint-Jean-Paul II
3. 4. 5. Conseil paroissial des solidarités
6. Rencontre avec le Père Pourrias
7. Soirée de louanges 18-30 ans ; Alpha et après ?
8. Hommage à André Gratius
9. Centenaire de Chiara Lubich
10. Festival des paroisses
11. Parcours viens Esprit Saint
12. Compte-rendu financier
13. Les abeilles et le printemps
14. Les avatars du progrès ; Énigme
15. La page des enfants
16. Tables ouvertes ; Solution de l’énigme.

Bulletin paroissial avril 2020

Samedi saint, la Vigile pascale

Chers frères et sœurs de la paroisse,
Nous vous proposons pour ce Samedi saint :
. De prier dans la journée, le psaume 15 ***
Que cette prière renforce notre unité dans le Seigneur Jésus notre Sauveur.
Prier un psaume c’est le lire, le relire, à voix haute si possible, et reprendre un verset ou deux et les méditer, les « ruminer » dans notre cœur. Laisser la Parole travailler en nous.
. De prendre du temps avec Marie et ce beau texte de Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix - Edith Stein. Voir la pièce jointe ci-dessous.
Prions en communion avec tous ceux qui sont dans le deuil.
Bon Samedi saint.
P. Emmanuel et l’équipe du presbytère

*** PSAUME : 15, 5-11
5 - Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort.
6 - La part qui me revient fait mes délices ;
j’ai même le plus bel héritage !
7 - Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
8 - Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.
9 - Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
10 - tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.
11 - Tu m’apprends le chemin de la vie : +
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !

POUR PAQUES

Nous vous invitons à suivre ce soir : la Vigile pascale, à la Cathédrale avec notre évêque Emmanuel Delmas, https://www.diocese49.org/suivre-la-messe-depuis-la-cathedrale ou à Rome ou d’autres lieux selon votre sensibilité ou engagement ecclésial.
Nous vous proposons aussi de suivre avec la paroisse la messe du dimanche de Pâques à 10h30 : https://youtu.be/5r65ZcbN0Zk

Pour préparer la Fête, Adèle une étudiante vous propose un atelier de photophores de Pâques. Cliquer sur : https://youtu.be/hMn9AO1Y-FU

Vendredi saint, la Passion et le Chemin de Croix

Chers frères et sœurs de la paroisse,
Pendant cette Semaine sainte nous vous proposons de prier, dans la journée, le psaume de la messe du jour***.
Prier un psaume c’est le lire, le relire, à voix haute si possible, et reprendre un verset ou deux et les méditer, les « ruminer » dans notre cœur. Laisser la Parole travailler en nous.
Vous pouvez aussi méditer les quatre paroles de Jésus à son Père pendant la Passion en vous aidant des petits commentaires de la pièce jointe.
Bon Vendredi saint.
P. Emmanuel et l’équipe du presbytère

Nous pouvons suivre avec la paroisse le Chemin de Croix, en direct et en différé ce Vendredi saint à 15 heures, cliquez sur https://youtu.be/09zxMWPKoVo

*** Ce Vendredi saint  : le PSAUME 30 (31), 2ab, 6, 12, 13-14ad, 15-16, 17.25
R/ Ô Père, en tes mains
je remets mon esprit.
(cf. Lc 23, 46)
En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ;
garde-moi d’être humilié pour toujours.
En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.
Je suis la risée de mes adversaires
et même de mes voisins ;
je fais peur à mes amis,
s’ils me voient dans la rue, ils me fuient.
On m’ignore comme un mort oublié,
comme une chose qu’on jette.
J’entends les calomnies de la foule :
ils s’accordent pour m’ôter la vie.
Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
des mains hostiles qui s’acharnent.
Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ;
sauve-moi par ton amour.
Soyez forts, prenez courage,
vous tous qui espérez le Seigneur !

Pour les enfants : le Magnificat Junior est consultable en ligne. Il leur permet ainsi qu’à ceux qui ont l’esprit d’enfance, de suivre les célébrations et propositions de coloriages et bricolages, cliquer sur : https://francais.magnificat.net/flipbook/JUNIOR/sample/10/
Et pour la Semaine sainte : https://francais.magnificat.net/flipbook/JUNIOR/semaine_sainte/

Rappels :
1/ Le père Sylvain nous propose aussi pour ces jours saints de visionner un enseignement sur le sang si précieux de celui qui nous a aimé jusqu’au bout. Père Sylvain Lefort : « Nous sommes sauvés par son Sang ». Cliquer sur https://youtu.be/sdQLtnn81uY
2/ Nous vous proposons de suivre avec la paroisse :
• Le Chemin de Croix, ce Vendredi saint à 15 heures sur https://youtu.be/09zxMWPKoVo
• La messe du dimanche de Pâques à 10h30 sur https://youtu.be/5r65ZcbN0Zk

3/ Nous vous invitons aussi à suivre les autres célébrations : Passion du Vendredi saint et Vigile pascale, à la Cathédrale avec notre évêque Emmanuel Delmas, https://www.diocese49.org/suivre-la-messe-depuis-la-cathedrale ou à Rome ou d’autres lieux selon votre sensibilité ou engagement ecclésial.

Jeudi saint, la Sainte Cène

« J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ! » , Luc 22, 15
Chers frères et sœurs de la paroisse,
Pendant cette semaine sainte nous vous proposons de prier, dans la journée, le psaume de la messe du jour***. Que cette prière renforce notre unité dans le Seigneur Jésus notre Sauveur.
Prier un psaume c’est le lire, le relire, à voix haute si possible, et reprendre un verset ou deux et les méditer, les « ruminer » dans notre cœur. Laisser la Parole travailler en nous.
Bon Jeudi saint.

P. Emmanuel et l’équipe du presbytère

Nous vous proposons de suivre avec la paroisse la célébration de la Sainte Cène, ce Jeudi saint à 19 heures pour marquer notre « communion paroissiale ». Cliquer sur : https://youtu.be/3dw3KYW5C9M
Voir l’homélie de ce jour :

*** Ce Jeudi saint : Psaume 115 (116b), 12-13, 15-16ac, 17-18
R/ La coupe de bénédiction
est communion au sang du Christ,
(cf. 1 Co 10, 16).

Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?
Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple.

Pour les enfants  : le Magnificat Junior est consultable en ligne. Il leur permet ainsi qu’à ceux qui ont l’esprit d’enfance, de suivre les célébrations et propositions de coloriages et bricolages : https://francais.magnificat.net/flipbook/JUNIOR/sample/10/
Et pour la Semaine sainte : https://francais.magnificat.net/flipbook/JUNIOR/semaine_sainte/
Rappels :
1/ Le père Sylvain nous propose aussi pour ces jours saints un enseignement sur le sang si précieux de celui qui nous a aimé jusqu’au bout. A visionner et écouter : « Nous sommes sauvés par son Sang ». Cliquer sur https://youtu.be/sdQLtnn81uY
2/ Nous vous proposons de suivre avec la paroisse :
• La célébration de la Sainte Cène, le Jeudi saint à 19 heures pour marquer notre « communion paroissiale », cliquer sur https://youtu.be/3dw3KYW5C9M
• Le Chemin de Croix, le Vendredi saint à 15 heures cliquer sur https://youtu.be/09zxMWPKoVo
• La messe du dimanche de Pâques à 10h30, à suivre en direct sur https://youtu.be/5r65ZcbN0Zk
3/ Nous vous invitons aussi à suivre les autres célébrations : la Passion du Vendredi saint et la Vigile pascale, à la Cathédrale avec notre évêque Emmanuel Delmas, https://www.diocese49.org/suivre-la-messe-depuis-la-cathedrale ou à Rome ou d’autres lieux selon votre sensibilité ou engagement ecclésial.
4/ L’office des Laudes de la semaine à 8h30 du lundi au samedi, selon les jours à l’abbaye d’Hautecombe ou à l’abbaye des Dombes préparé par les fraternités du Chemin neuf qui y sont présentes. Cliquer sur https://directs.chemin-neuf.fr/

Mercredi saint, 8 avril - LA MESSE CHRISMALE

Chers frères et sœurs de la paroisse,
Le Mercredi saint est traditionnellement le jour de la messe chrismale. Elle sera célébrée à la cathédrale à 18h10 et retransmise sur le site du diocèse et sur RCF.
Pendant cette Semaine sainte nous vous proposons de prier, dans la journée, le psaume de la messe du jour. Que cette même prière renforce notre unité dans le Seigneur Jésus notre Sauveur.
Prier un psaume, c’est le lire, le relire, à voix haute si possible, et reprendre un verset ou deux et les méditer, les « ruminer » dans notre cœur. Laisser la Parole travailler en nous.
Bon Mercredi saint.
L’équipe du presbytère : P. Emmanuel, P. Sylvain, Alain et Martine.

Ce mercredi : le PSAUME 68 (69), 8-10, 21-22, 31, 33-34
R/ Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi ;
c’est l’heure de ta grâce.

C’est pour toi que j’endure l’insulte,
que la honte me couvre le visage :
je suis un étranger pour mes frères,
un inconnu pour les fils de ma mère.
L’amour de ta maison m’a perdu ;
on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.

L’insulte m’a broyé le cœur,
le mal est incurable ;
j’espérais un secours, mais en vain,
des consolateurs, je n’en ai pas trouvé.
À mon pain, ils ont mêlé du poison ;
quand j’avais soif, ils m’ont donné du vinaigre.

Mais je louerai le nom de Dieu par un cantique,
je vais le magnifier, lui rendre grâce.
Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.

Rappel :
1/ Le père Sylvain nous propose pour ces jours saints un enseignement sur le sang si précieux de celui qui nous a aimé jusqu’au bout... A visionner et écouter :
« Nous sommes sauvés par son Sang ». Cliquer sur https://youtu.be/sdQLtnn81uY
2/ Nous vous proposons de suivre avec la paroisse :
• La célébration de la Sainte Cène, le Jeudi saint à 19 heures pour marquer notre « communion paroissiale », cliquer sur https://youtu.be/3dw3KYW5C9M
• Le Chemin de croix, le Vendredi saint à 15 heures
• La messe du dimanche de Pâques à 10h30.

Pour suivre ces célébrations de SJP2 en direct :
https://stjeanpaul2.diocese49.org/messes-de-sjp2-en-direct


3/ Nous vous invitons à suivre les autres célébrations :
• La Passion du Vendredi saint à 18h10 et la Vigile pascale à 21 heures samedi, à la Cathédrale avec notre évêque Emmanuel Delmas https://www.diocese49.org/suivre-la-messe-depuis-la-cathedrale ou à Rome ou d’autres lieux selon votre sensibilité ou engagement ecclésial.
• L’office des Laudes de la semaine à 8h30 : les années précédentes, nous avons proposé l’office des Laudes le matin pendant la Semaine sainte et l’oratoire Samuel était bien rempli. Cette année, nous vous proposons de suivre cet office selon les jours à l’abbaye d’Hautecombe ou l’Abbaye des Dombes préparé par les fraternités du Chemin Neuf qui y sont présentes : du lundi au samedi à 8h30. Cliquer sur https://directs.chemin-neuf.fr/

Mardi saint, 7 avril

Chers frères et sœurs de la paroisse,
Pendant cette Semaine sainte nous vous proposons de prier, dans la journée, le psaume de la messe du jour : que cette même prière renforce notre unité dans le Seigneur Jésus notre Sauveur.
Prier un psaume, c’est le lire, le relire, à voix haute si possible, et reprendre un verset ou deux et les méditer, les « ruminer » dans notre cœur. Laisser la Parole travailler en nous.
Bon Mardi saint.
Père Emmanuel et l’équipe du presbytère

Le père Sylvain nous propose aussi pour ces jours saints un enseignement sur le sang si précieux de celui qui nous a aimé jusqu’au bout...
A visionner et écouter :
Père Sylvain Lefort
Nous sommes sauvés par son Sang
Cliquer sur : https://youtu.be/sdQLtnn81uY

Ce mardi : le PSAUME 70 (71), 1-2, 3, 5a.6, 15ab.17)
R/ Ma bouche annonce ton salut, Seigneur. (cf. 70, 15ab)
En toi, Seigneur, j’ai mon refuge : garde-moi d’être humilié pour toujours.
Dans ta justice, défends-moi, libère-moi,
tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.

Sois le rocher qui m’accueille,
toujours accessible ;
tu as résolu de me sauver :
ma forteresse et mon roc, c’est toi !

Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,
Toi, mon soutien dès avant ma naissance,
tu m’as choisi dès le ventre de ma mère ;
tu seras ma louange toujours !

Ma bouche annonce tout le jour
tes actes de justice et de salut ;
Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse,
jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.

Rappel : Nous vous proposons de suivre avec la paroisse :
• La célébration de la Sainte Cène, le Jeudi saint à 19 heures pour marquer notre « communion paroissiale » ;
• Le Chemin de croix, le Vendredi saint à 15 heures ;
• La messe du dimanche de Pâques à 10h30.
Nous vous invitons à suivre les autres célébrations : Passion du Vendredi saint et Vigile pascale, à la Cathédrale avec notre évêque Emmanuel Delmas, https://www.diocese49.org/suivre-la... ou à Rome ou d’autres lieux selon votre sensibilité ou engagement ecclésial.

Pour suivre ces célébrations de SJP2 en direct :
https://stjeanpaul2.diocese49.org/m...

L’office des Laudes de la semaine à 8h30 : les années précédentes, nous avons proposé l’office des Laudes le matin pendant la Semaine sainte et l’oratoire Samuel était bien rempli. Cette année, nous vous proposons de suivre cet office selon les jours à l’abbaye d’Hautecombe ou l’Abbaye des Dombes préparé par les fraternités du Chemin Neuf qui y sont présentes : du lundi au samedi à 8h30. Cliquer sur https://directs.chemin-neuf.fr/

Lundi saint, 6 avril

Chers frères et sœurs de la paroisse,
Pendant cette Semaine sainte nous vous proposons de prier, dans la journée, le psaume de la messe du jour : que cette même prière renforce notre unité dans le Seigneur Jésus notre Sauveur.
Prier un psaume, c’est le lire, le relire, à voix haute si possible, et reprendre un verset ou deux et les méditer, les « ruminer » dans notre cœur. Laisser la Parole travailler en nous.
Bon Lundi saint.
L’équipe du presbytère

Ce lundi : le PSAUME 26 (27), 1, 2, 3, 13-14
R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. (26, 1a)

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

Si des méchants s’avancent contre moi
pour me déchirer,
ce sont eux, mes ennemis, mes adversaires,
qui perdent pied et succombent.

Qu’une armée se déploie devant moi,
mon cœur est sans crainte ;
que la bataille s’engage contre moi,
je garde confiance.

J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »

Rappel  : nous vous proposons de suivre avec la paroisse

  • La célébration de la Sainte Cène, le Jeudi saint à 19 heures pour marquer notre « communion paroissiale » ;
  • Le Chemin de croix, le Vendredi saint à 15 heures ;
  • La messe du dimanche de Pâques à 10h30.
    Nous vous invitons à suivre les autres célébrations : Passion du Vendredi saint et Vigile pascale, à la Cathédrale avec notre évêque Emmanuel Delmas, https://www.diocese49.org/suivre-la-messe-depuis-la-cathedrale ou à Rome ou d’autres lieux selon votre sensibilité ou engagement ecclésial.
Pour suivre ces célébrations de SJP2 en direct :
https://stjeanpaul2.diocese49.org/m...

L’office des Laudes de la semaine à 8h30 : Nous avions proposé les années précédentes l’office des Laudes le matin pendant la Semaine sainte et l’oratoire Samuel était bien rempli. Nous vous proposons de suivre cet office selon les jours à l’abbaye d’Hautecombe ou l’Abbaye des Dombes préparé par les fraternités du Chemin Neuf qui y sont présentes : du lundi au samedi à 8h30. Cliquer sur https://directs.chemin-neuf.fr/

Bonne fête des Rameaux

(Dimanche 5 avril)
« Hosanna », qu’on peut traduire par « Sauve, s’il te plaît ! », dans le Psaume 117/118, 25 : Donne, Seigneur, donne le salut ! Donne, Seigneur, donne la victoire !
Pour suivre les célébrations de Saint-Jean-Paul II en direct  : ce dimanche des Rameaux à 10h30, mettez simplement sur votre moteur de recherche : "paroisse saint jean Paul II Angers", et cliquer sur la vignette, petit carré en haut de la page : "messes de SJP2en direct ", ou cliquez sur
https://stjeanpaul2.diocese49.org/messes-de-sjp2-en-direct
Ci-dessous, l’homélie de ce dimanche des Rameaux :

Merci de penser à la quête de ce dimanche : vous trouverez les possibilités sur le site diocésain : https://www.diocese49.org/la-quete-soutenons-notre-paroisse

Pour les enfants :
Du site Magnificat : Afin de vous accompagner pendant la Semaine sainte, nous mettons librement à votre disposition, ainsi qu’à celle de vos proches, tout le savoir-faire de Magnificat.
Pour les enfants toujours : de nouvelles activités et coloriages spécialement préparés
https://francais.magnificat.net/accueil/coloriages/

La communion de désir

(Mercredi 1er avril)
Il y a « la communion de désir » mais aussi « la confession de désir » quand il ne nous est pas possible le la recevoir dans le sacrement du pardon.
Le pape François recommande la confession de désir. Demandons cette grâce au Seigneur les uns pour les autres !
Bonne journée
L’équipe du presbytère

Se confesser en période de confinement ? Réponse du pape François

A tous les malades du Coronavirus, à tous les confinés qui ne peuvent pas vivre le sacrement de la réconciliation en cette période de Carême, le pape François rappelle ce que prévoit le Catéchisme pour demander pardon à Dieu.
« Je sais qu’à l’occasion de Pâques, beaucoup d’entre vous allez vous confesser pour retrouver Dieu », a dit le pape lors de la messe qu’il célébrait ce 20 mars 2020 en direct de Sainte-Marthe. « Mais nombreux me diront aujourd’hui : « Mais, père, où puis-je trouver un prêtre, un confesseur, puisque je ne peux pas sortir de chez moi ? Et je veux faire la paix avec le Seigneur, je veux qu’il m’embrasse, que mon papa m’embrasse… Comment faire sans prêtre ? »
« Fais ce que dit le Catéchisme », a-t-il répondu : « C’est très clair : si tu ne trouves pas de prêtre pour te confesser, parle avec Dieu, il est ton Père, et dis-lui la vérité : « Seigneur, j’ai manigancé ceci, cela, cela… Pardon », et demande-lui pardon de tout ton cœur, avec l’Acte de contrition et promets-lui : « Je me confesserai plus tard, mais pardonne-moi maintenant ». Et tu reviendras immédiatement dans la grâce de Dieu. »
Ainsi, a ajouté le pape : « Tu peux t’approcher toi-même du pardon de Dieu, comme l’enseigne le Catéchisme, sans avoir de prêtre sous la main… Trouve le moment juste, le bon moment. Un Acte de contrition bien fait, et ainsi notre âme deviendra blanche comme la neige. »
Le pape François citait les articles 1451 et 1452 du Catéchisme de l’Eglise catholique*, qui stipulent que « la contrition « parfaite » remet les fautes vénielles ; elle obtient aussi le pardon des péchés mortels, si elle comporte la ferme résolution de recourir dès que possible à la confession sacramentelle. »
D’après Anne Kurian - Zenit.org

Notre soutien spirituel aux catéchumènes en vivant ensemble l’esprit du temps du « scrutin »

(Mardi 31 mars 2020)
En ces jours, nous pouvons prier tout spécialement pour les catéchumènes qui se préparent à leur baptême qui sera reporté à la Pentecôte.
Les adultes : Serge, Marion, Brice-Emmanuel, Nancy et Josias auquel on peut associer Maxime qui sera baptisé plus tard. Les enfants en âge de scolarité : Augustin, Mathis, Jade et Gabrielle.
Nous pouvons nous faire proches des catéchumènes, les soutenir dans leur cheminement car ils en ont besoin avec ce report de date. Le catéchuménat baptismal est une responsabilité de toute notre communauté chrétienne. « C’est comme un temps de grâce permettant à tous, par la présence des catéchumènes, de retrouver le rythme des commencements de la foi, rythme propre à la conversion* ».

Les scrutins des catéchumènes

Les catéchumènes auraient dû vivre ces derniers dimanches l’étape des scrutins , étape de purification et d’illumination Le mot « scrutin » vient du latin scrutinium qui a comme sens « action de fouiller », « action de visiter ». Comme on le perçoit dans la Parole de Dieu :

  • « Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée ; éprouve-moi, tu connaîtras mon cœur. » (Ps 138, 23).
  • « Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin de rendre à chacun selon ses actes, selon les fruits qu’il porte. » (Jr 17, 10).
    La visée du scrutin est ainsi de mettre à jour dans le cœur des catéchumènes :
  • « Ce qu’il y a de faible, de malade et de mauvais, pour le guérir, et ce qu’il y a de bien, de bon et de saint, pour l’affermir »* dans le cœur des catéchumènes.
    Le rite du scrutin comporte ainsi une prière d’exorcisme « destiné à délivrer la personne de l’influence du Mauvais et à l’ouvrir à la grâce du Christ. »*

Vivre tous ensemble l’esprit de ce temps de scrutin

Ne pouvant ni se confesser, ni recevoir le corps du Christ, les baptisés se retrouvent comme les catéchumènes ! Nous sommes invités avec eux à vivre la communion de désir et la confession de désir**. En nous plaçant en vérité devant le Christ. Il s’agit de « creuser » en soi-même, de se laisser « fouiller » par la parole de Dieu et par le Christ, « pour fortifier ce qui est du Christ en nous, » et de « faire sortir » ce qui empêche de laisser place en soi aux autres et à l’Autre. Prendre conscience que, malgré toutes les inquiétudes et les appréhensions, avancer sera toujours possible car ce n’est pas à la force du poignet que nous sommes ou devenons chrétiens, mais par la force de l’Esprit Saint.
En communion avec les futurs baptisés, demandons au Seigneur de scruter nos cœurs en ces jours qui nous préparent à la semaine sainte pour accueillir Sa Présence (communion de désir) et Sa Miséricorde (confession de désir**).

  • Seigneur nous te prions en communion avec Serge, Marion, Brice-Emmanuel, Nancy, Josias, Maxime, Augustin, Mathis, Jade et Gabrielle. Avec eux nous te demandons de nous scruter, de nous éprouver, de pénétrer et de connaître nos cœurs (Ps 138, 23 et Jr 17, 10).
  • Délivre-nous et guéris-nous de ce qu’il y a de faible, de malade et de mauvais en nous. Fortifie ce qu’il y a de bien, de bon et de saint, pour l’affermir, par Jésus Ton Fils qui vit avec Toi et l’Esprit Saint pour les siècles des siècles.

P. Emmanuel, Marie et Loïc Binauld, Marie-Madeleine Chenot, Laurent Ménard, Sylviane Ruau , Laure Bailleul (les accompagnateurs des catéchumènes adultes et enfants).
* RITA : Rituel Initiation Chrétienne Adultes
** Le pape a parlé très précisément de la confession de désir. Nous vous enverrons un texte.

Lire aussi

La communion du désir

Chers frères et sœurs,
Je vous propose une réflexion sur la communion de désir : c’est une invitation à relire comment chacun vit le fait de ne pas pouvoir communier.
Fraternellement,

P. Emmanuel


La communion de désir ou communion spirituelle « consiste dans un ardant désir de recevoir Jésus et dans un sentiment affectueux comme si on l’avait reçu », (saint Thomas d’Aquin).
Je pense à chacun de vous qui souffrez de ne pas pouvoir communier le dimanche ou en semaine au corps du Christ.
J’ai souvent été au service de sessions pour les couples divorcés remariés (Cana Samarie). J’ai été bouleversé de la manière dont certains vivent la discipline de l’église de ne pas recevoir la communion. Ils témoignent que la communion du désir qu’ils vivent porte du fruit : au-delà de la souffrance, une grâce particulière d’union au Christ leur est donnée. Ils goûtent la présence de Jésus autrement, ils expérimentent la liberté de Jésus de venir dans nos cœurs comme il le veut. Comme il le peut, peut-on dire aussi, selon notre désir !
Une paroissienne, divorcée, remariée, qui vit la communion de désir, me disait hier que pour elle, cela a été important de passer du « dû » (ce qui nous serait dû) « au don gratuit. »
Cela m’a souvent renvoyé à la manière dont moi-même je vivais l’eucharistie quotidienne. Quel est mon désir et mon accueil de sa présence réelle dans l’Eucharistie ?
En ces temps de confinement, vous êtes invités à désirer plus ardemment la présence de Jésus qui lui désire demeurer en nous : un paroissien me disait très justement avant hier au téléphone : « Notre Dieu nous devance dans nos désirs ».
Jésus dit à ses disciples « Demeurez en moi, comme moi en vous » (Jean 15, 4). N’hésitez pas à méditez la parabole de la vigne de ce chapitre 15 en restant sur ce verbe merveilleux « demeurer »  : Il demeure en nous, nous demeurons en Lui.
Notre saint patron a écrit :
« Il est opportun de cultiver dans les cœurs le désir constant du sacrement de l’Eucharistie. C’est ainsi qu’est née la pratique de la « communion spirituelle », heureusement répandue depuis des siècles dans l’Église et recommandée par de saints maîtres de vie spirituelle », (saint Jean-Paul II, Ecclesia de Eucharistia, n°34).
Et notre pape François disait dans l’angélus du dimanche 15 mars :
« Dans cette situation de pandémie, dans laquelle nous vivons plus ou moins isolés, nous sommes appelés à redécouvrir et à approfondir la valeur de la communion qui unit tous les membres de l’Eglise. Unis au Christ nous ne sommes jamais seuls, mais nous formons un unique Corps, dont Il est le Chef. C’est une union qui se nourrit de la prière, et aussi de la communion spirituelle à l’Eucharistie, une pratique très recommandée quand il n’est pas possible de recevoir le sacrement. Je dis cela pour tout le monde, en particulier pour les personnes qui vivent seules. »
J’aimerais reprendre plus tard avec vous ce lien entre la communion de désir et la communion fraternelle ou ecclésiale. Demandons au Seigneur la grâce d’éprouver ce lien si précieux.
En communion fraternelle avec vous en Lui.

Prière possible pour la communion de désir (diocèse de Vannes)

S’il ne m’est pas donné de Te recevoir dans cette hostie Seigneur,
je Te sais assez puissant
pour que Tu te donnes à moi autrement.
Mon cœur Te désire,
Seigneur viens !

Pour aller plus loin : un article de Famille chrétienne en accès libre avec une longue prière de Mgr Raymond Centène : https://www.famillechretienne.fr/eglise/vie-de-l-eglise/coronavirus-face-a-la-suspension-des-messes-la-communion-spirituelle-271132

L’Annonciation à Marie, Luc 1, 26-38

(25 mars 2020 ; mise à jour 26 mars 2020)

Marie est bouleversée
« L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
Marie est bouleversée. Elle est saisie d’une crainte au sens biblique : saisie non de la peur d’une menace mais d’un tremblement (c’est la racine du mot hébraïque du mot crainte) devant le mystère de la relation à l’Autre.
« Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. »
Nous pouvons être bouleversés parce que nous vivons dans ce temps de pandémie, inquiétude pour nos proches, pour les personnes plus vulnérables, les personnes seules ou âgées. Peur de l’avenir, de l’avenir de notre monde. Des bouleversements économiques, sociaux, écologiques…
N’ayons pas peur d’être bouleversés, d’être saisis d’émotion. Le Seigneur est avec vous. L’Esprit de Dieu nous est donné comme pour Marie.
Et écoutons ce que le Seigneur nous confie comme mission aujourd’hui : une présence bienveillante envers les proches, des attentions, de la patience. Dans la Bible, chaque fois que Dieu appelle et confie une mission, il rassure, il invite à la confiance.
Jésus nous redit souvent : « Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. » Mt 6,34

Marie pose une question à l’ange
« Marie dit à l’ange : ‘‘Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ?’’. »
Marie dialogue avec l’Ange Gabriel, elle ose poser la question du comment : « Comment cela va-t-il se faire...? »
On peut rapprocher la réaction de Marie de celle de Zacharie. Un ange du Seigneur annonce à Zacharie la naissance de Jean-Baptiste et Zacharie doute, il dit à l’ange : "A quoi connaîtrai-je cela ? Car moi je suis un vieillard et ma femme est avancée en âge" (Luc 1,18).
Il n’y croit pas, pourtant il a prié avec insistance pour avoir cet enfant, ce que l’ange lui dit de fait :
"Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été exaucée.‘’
Mais cela lui paraît -avec l’âge- maintenant impossible.
Marie, elle, est simple avec Dieu parce qu’elle est dans la confiance en son Seigneur.
Il est bon de dire simplement nos questions au Seigneur : souvent nous les gardons pour nous-mêmes : nous nous parlons à nous-mêmes, nous ressassons nos inquiétudes, nous ruminons nos questions... Osons dire nos peurs dans un dialogue avec le Seigneur. Parlons vrai et concret :
« Seigneur, j’ai peur pour un tel ou tel, un malade, un parent qui est seul, j’ai peur pour mon travail, mon entreprise… ; j’ai peur de l’avenir. »
Faisons confiance. Jean Lafrance, dans son livre En prière avec Marie, mère de Jésus écrit :
« Nous pouvons poser toutes les questions à Dieu et même contester avec lui, pourvu que nous le fassions dans une certaine musique dont la note dominante est la confiance et l’amour, car la musique de la réclamation n’est pas celle de l’humble demande. »

Le « oui » de Marie
« Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta. »
Marie dit « oui » à la demande de l’ange. Un oui libre qui est donné après un dialogue.
« Ce n’est qu’après avoir ainsi informé et persuadé la Vierge que Dieu fit d’elle sa mère. Car c’est d’une mère consciente et consentante qu’il voulait prendre chair... », (Nicolaus Cabasilas).
Ce « oui » va changer sa vie. Se dire servante du Seigneur, c’est être associé à Son projet de vie pour les hommes. Le titre « servante du Seigneur » est comme celui de « Serviteur du Seigneur » dans la première alliance. Il dit à la fois l’humilité de Marie et la grandeur de sa mission.
Marie nous invite à prononcer un « oui » parfois si simple à dire et parfois si difficile. Oser dire oui à Dieu, « Qu’il me soit fait selon ta Parole » ou comme dans le Notre Père « que ta volonté soit faite », car cette volonté est bonne.
Dans notre société, on voudrait tout maîtriser, planifier, anticiper. La vie nous invite à faire confiance à l‘imprévu, à l’inattendu et le temps que nous vivons nous le rappelle avec force : nous ne savons pas combien de temps ce confinement va durer. Nous éprouvons l’incertitude, notre contingence.
Or sans un « oui risqué », il n’y a pas de croyants, car la foi n’est présente que s’il y a consentement libre et aventureux à l’appel de Dieu. Comme dans le psaume, c’est un « me voici » qu’il nous faut dire : « Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. »
En conclusion, écoutons notre pape François, nous dire à chacun :
« Permets que tout soit ouvert à Dieu et pour cela choisis-le, choisis Dieu sans relâche.
Ne te décourage pas, parce que tu as la force de l’Esprit Saint pour que ce soit possible ;
et la sainteté, au fond, c’est le fruit de l’Esprit Saint dans ta vie (cf. Ga 5, 22-23).
 »

Pour prier Marie, de Paul Claudel :
Retransmission de la messe de ce 25 mars à la cathédrale d’Angers :

La solennité de saint Joseph

(19 mars 2020)
En cette solennité de saint Joseph, je pense à vous tous, ceux qui sont seuls, âgés, malades. A ceux qui sont au chômage partiel ou en télétravail chez eux. Aux salariés, artisans ou responsables d’entreprises qui sont en grande difficulté, aux enseignants qui finalement sont tout aussi surchargés sinon plus qu’en temps ordinaire pour offrir à leurs élèves ou leurs étudiants un suivi par internet. Je pense à toutes les familles : à l’équilibre qu’il faut trouver entre devoirs, activités, jeux, détente.
Un paroissien me partageait qu’un ami lui a fait cette remarque : « la réaction populaire jusqu’il y a quelques décennies devant une catastrophe, une crainte majeure, c’était de se réunir pour prier ensemble et le plus souvent à la messe. Et là ce n’est plus possible… » Cela n’est pas possible pour nous de prier ensemble, de célébrer en communauté paroissiale l’Eucharistie… Il reste la télé. Peut-être pourrons-nous vivre au moins un «  rituel laïc collectif » en nous tenant à nos fenêtres à 20 heures pour témoigner de notre soutien aux soignants, pompiers et à tant d’autres.
Ce même paroissien me partageait que « Très vite est venu à l’esprit que cette crise pouvait entraîner un choc et une prise de conscience à propos de notre mode de vie que nous ne changeons qu’à la marge malgré les annonces de scénarios catastrophiques pour notre planète. Est-ce que nous retiendrons quelque chose de cette expérience ? » Nous pouvons le croire.
Le parallèle que j’ai pu faire dans mon premier courrier en rappelant l’événement biblique de l’exil (Daniel 3), me fait croire qu’on peut même espérer plus. Je le redis, c’est dans l’épreuve de la perte de la Terre promise, de son roi, de la ville sainte et du Temple que le peuple de Dieu va vivre l’expérience d’un renouveau.
Il y a quelques années en préparant une session pour des professionnels ayant vécu une épreuve, - licenciement, burn out, harcèlement, etc. - nous avons pris ce temps de l’exil biblique comme trame très féconde de cette session. L’épreuve aujourd’hui est collective. Je ne vous en dis pas plus, je me replonge dans ce merveilleux petit livre Le Peuple de Dieu dans la nuit, du franciscain Eloi Leclerc, une relecture de l’Exil à Babylone... Pour vous partager plus tard plus longuement cette certitude : une épreuve peut être le lieu d’une Vie nouvelle en Dieu.
Prions comme le peuple de Dieu :
« (…) avec nos cœurs brisés,
nos esprits humiliés, reçois-nous…
(…) Que notre sacrifice, en ce jour, trouve grâce devant toi,
car il n’est pas de honte pour qui espère en toi. » (Daniel 3, 39.)

Père Emmanuel Daublain, curé de la paroisse


N’hésitez pas à transmettre cette lettre à votre entourage.
Vous pouvez adresser des nouvelles et intentions de prières à l’adresse : stjeanpaul2.angers chez gmail.com

Texte de Daniel (Dn 3, 25.34-43)

Le texte de Daniel (Dn 3, 25.34-43) de ce mardi 17 mars est vraiment d’actualité pour nous : le peuple est en exil et a perdu tous ses repères, en particulier le Temple, le lieu de la rencontre avec Dieu et le lieu de la rencontre communautaire.
En cette période de confinement, nous perdons nos repères de vie commune, de rencontres, nos lieux de travail pour beaucoup, d’études pour les enfants et les jeunes… Et notre communauté paroissiale perd ses lieux de rencontres et de célébrations.
Et pourtant c’est dans cette épreuve que le Peuple de Dieu va trouver la consolation de Dieu. Ce Dieu fidèle qui rejoint son peuple en exil, lui donne la grâce de se nourrir de la Parole. C’est sa Parole qui va donner au peuple de tenir bon jusqu’à sa délivrance. Le Seigneur est avec nous dans ces temps difficiles : Sa présence est bien réelle. A nous de nous nourrir de Sa Parole de la méditer, de la prier.
Demandons au Seigneur une grâce de communion : faisons mémoire dans notre prière personnelle de toute la communauté paroissiale et bien sûr prions pour notre évêque et notre diocèse, notre pays, notre monde. A nous de nous soutenir les uns les autres, de veiller en particulier à téléphoner aux personnes seules, âgées, malades.
N’hésitez pas à nous donner des nouvelles et vos intentions de prière par le site de la paroisse ou par téléphone. Nous célébrerons l’eucharistie en privé et nous porterons tout cela en communion avec chacun de vous.
Je prie le Seigneur qu’il vous garde dans la confiance et la force : c’est un combat spirituel que nous devons mener contre toutes les pensées d’inquiétude, de découragement, toutes les tensions qui peuvent monter en nous et entre nous. J’aime cette parole de Paul : « nous capturons toute pensée pour l’amener à obéir au Christ. » (2 Co 10,5). C’est en Christ, dans son Esprit que nous resterons paisibles.
Oui Seigneur, « avec nos cœurs brisés, nos esprits humiliés, reçois-nous… », « … de tout cœur, nous te suivons, nous te craignons et nous cherchons ta face. Ne nous laisse pas dans la honte, agis envers nous selon ton indulgence et l’abondance de ta miséricorde. Délivre-nous en renouvelant tes merveilles, glorifie ton nom, Seigneur » (Daniel 3).
De tout cœur avec vous, la Paix du Seigneur soit avec vous !

Père Emmanuel avec le Père Sylvain, Martine et Alain.

N’hésitez pas à transmettre cette lettre à votre entourage.
Vous pouvez adresser des nouvelles et intentions de prières à l’adresse : stjeanpaul2.angers chez gmail.com

Pour méditer l’évangile de ce dimanche, Jean 4, 5-42

« Celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ! »
Jésus dit à la Samaritaine (1) : « Donne-moi à boire ! » elle ne comprend pas : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » Jésus ne lui répond pas du tac au tac, il ne polémique pas, il n’entre pas dans une controverse où chacun va défendre ses certitudes.
Jésus emmène la Samaritaine sur un autre terrain : du besoin de l’eau du puits au désir de l’autre ou de l’Autre. Passer du besoin de manger, de boire, de dormir, de consommer… mais aussi du besoin de sécurité, de certitudes au désir de la relation, de la vie qui se donne dans le dialogue.
Ainsi en est-il du Don de la Vie que Jésus propose : « Celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. ».
Jésus dira plus loin dans l’évangile : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive, celui qui croit en moi ! Comme dit l’Écriture : De son cœur couleront des fleuves d’eau vive. » Et Jean précise en disant « il parlait de l’Esprit Saint qu’allaient recevoir ceux qui croiraient en lui », Jean 7, 37-39.
Seigneur, donne-nous de cette Eau Vive !
(1) Evangile du dimanche 15 mars.

Père Emmanuel Daublain, curé de la paroisse Saint-Jean-Paul II

Coronavirus : les actualités de notre paroisse en temps réel

Suite aux dernières annonces du gouvernement concernant l’épidémie de Covid-19, tous les rassemblements sont reportées et les messes des samedis, dimanches et de semaine sont annulées. Seules les sépultures avec moins de 20 personnes, éloignées les unes des autres et sans Eucharistie sont autorisées.
La paroisse communiquera régulièrement sur son site Internet et Facebook.

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